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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Les statistiques influencent le ranking / 4 septembre 2011

La récente étude Optify intitulée « Changing Face of SERPS Organic CTR », proposée dans le sujet « Dépasser la logique SEO en matière d’e-réputation », expliquait que …

Optify

  • la 1ère position sur Google génèrerait un taux de clic (CTR) moyen de 36,4%
  • la 2ème position génèrerait un CTR moyen de 12,5%
  • la 3ème position génèrerait un CTR moyen de 9,5%

Si le ranking est essentiel pour le CTR, ce dernier influence les résultats, nous dit Abondance. Outre-Atlantique, c’est Rand Fiskin qui expérimente et découvre que le volume de requêtes peut avoir une incidence notable sur le ranking d’un site.

Un signal faible

Récemment, sur un projet, un autre signal faible m’est apparu, confirmant ce que j’avais entendu le 5 avril 2011 à Paris lors de la Conférence CCM Benchmark intitulée « La révolution des contenus en ligne ». Lors de cette journée, Jérôme Spiral, de l’agence Aposition, évoqua rapidement que le taux de rebond influait désormais sur le ranking depuis la mise en place de Panda.

Ce que j’ai constaté ces dernières semaines, c’est le complet retournement de deux sites web d’un même client, l’un à vocation institutionnelle, l’autre à vocation client.

Les métriques générales étaient beaucoup plus engageantes pour l’un des deux sites :

  • un temps passé de 5 minutes pour le site client contre moins de 2 minutes pour le site institutionnel ;
  • un taux de rebond général inférieur à 15% pour le site client contre plus de 50% pour le site institutionnel ;
  • une constante de plus de 7 pages vues pour le site client contre 2 pages vues pour le site institutionnel.

Pourtant, le site institutionnel était en 1ère position depuis des années sur sa marque. Les statistiques ne changeaient pas en profondeur, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Il n’y avait donc aucune raison pour que les positions dans les SERP changent, d’autant que le nombre de liens référents du site institutionnel faisait et fait d’ailleurs toujours pâlir son petit frère.

Donne-moi ce que je veux !

Le seul moyen de donner aux internautes ce qu’ils voulaient étaient de lancer une campagne AdWords pour placer le site client en premium et déclencher in extenso l’option « liens de sites ».

En juin dernier, soit 2 mois après la conférence Benchmark, le retournement s’opère. Le site client passe devant son ainé, et lui dérobe les 3 premières places.

Du coup, les statistiques se retournement, comme le montre les captures ci-dessous (cliquez sur les images pour les agrandir).

Les statistiques du site institutionnel baissent tandis que celle du site client progresse.

Tendance baissière du site institutionnel

Tendance baissière du site institutionnel

Si les clics et les requêtes influencent le ranking, je considère ce cas comme un véritable signal faible de la prise en compte des métriques générales (taux de rebond, temps passé, nombre de pages vues) dans le positionnement de certaines occurrences.

J’oubliais de mentionner que ces deux sites utilisent Google Analytics, comme 56% des sites à travers le monde, ce qui trouble mon raisonnement SEO. Que faut-il en penser ? Sans doute que le SEO continue d’évoluer à petits pas. Et que désormais, le petit frère est probablement devenu grand …

Erratum

Les métriques dans ce billet sont des indications ; elles reflètent la réalité sans être stricto sensu celles des sites web suscités, et ce, par souci de confidentialité. J’ai ôté les chiffres sur les captures par souci de confidentialité également.

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