En juin 2010, j’écrivais un billet intitulé « Le planétaire et le cloisonné », en référence au livre « L’Empire immobile » d’Alain Peyrefitte. Dans ce billet, j’évoquais l’entrée de Facebook dans la danse de la recherche Web, avec son bouton « Like », véritable sangsue pour siphonner le Web tout en restant à demeure.
2010 est terminée, et comme le souligne pertinemment Danny Sullivan (@dannysullivan), il est probable que, malgré les millions de boutons « Like » implantés dans les pages Web, le nombre de « Like/Recommend » ne soit pas encore suffisant pour que le graph social « aide » Microsoft Bing à personnaliser ses résultats.

Petit retour en arrière : 1995 et 1998
Aujourd’hui, la recherche Web reste encore un problème. Avec les années, ce « problème » s’est complexifié.
En 1995, alors que les internautes ne savaient pas « quoi » chercher sur le Web, la solution fut de leur proposer une sélection de sites web. Yahoo! était emblématique de cette période. L’annuaire de Yahoo! cristallisait en quelque sorte le concept de curation, avec, comme unité de choix, le site web.
L’annuaire de Yahoo! échoua dans la personnalisation, et, parce qu’il était géré par des humains, échoua aussi à suivre l’exponentielle croissance du Web. Cinq ans après l’avènement du Web commercial, la recherche Web était dans une impasse (« discovery was a mess », selon John Battelle). Pour le fondateur d’Altavista, Louis Monnier, la recherche Web était également une quadrature du cercle. Son moteur ne pouvait combattre le déluge de spams.
En 1998, Google débarque avec son algorithme PageRank et fait déjà « pivoter » la recherche Web d’une « unité de choix basée sur le site web » à une « unité de choix basée sur la page Web ». Larry Page et Sergey Brin révolutionnèrent la recherche Web et créèrent un véritable écosystème économique autour des liens sponsorisés AdWords. Merci Bill Gross au passage, l’inventeur d’Overture et des liens sponsorisés, du moteur GoTo et du logiciel Picasa ! Grâce à lui, Google arrêta de chercher son business model (cf. le livre passionnant « La révolution Google aux éditions Eyrolles).
John Battelle nous explique alors que la curation est passée en 1998 à l’échelle du Web grâce à un objet, le lien hypertexte. Le lien hypertexte fut le signal pour filtrer l’information et améliorer la recherche Web.
Google proved the thesis that if you find a strong signal (the link), and curate it at scale (the search engine), you can become the most important company in the Internet economy. With both, of course, the true currency was human attention.
De 1995 à 2010, en passant par 1998 et Google, 2004 et Facebook, 2006 et Twitter, la recherche Web n’a donc cessée d’évoluer. Les questions que l’on pose ne sont plus seulement « Quel site web peut répondre à mon intention ? » ni « quel contenu ? », mais « qui ? ». Qui suivre ? Qui est susceptible de m’apporter de la valeur et du sens ?
Au cours des dernières années, alors que nous sommes entrés dans une société de l’interaction (cf. conférence de Serge Soudoplatoff à l’Ecole Normale Supérieure), la pensée « papier » (site web + page web) a fait place à la pensée « réseau ». Le lien n’est plus un signal suffisant pour traiter le déluge d’informations et filtrer de la pertinence.
Le Web pivote encore : du site (annuaire Yahoo!) à la page (Google), l’unité de choix passe désormais sur l’individu (Twitter, Facebook, Tumblr) et son graph social.
La recherche sociale initiée par Microsoft
La firme de Redmond n’a-t-elle pas affirmé au Bing Search Summit à San Francisco en décembre 2010, par la voix de son Senior Vice President, Satya Nadella, que les annotations sociales, à l’instar des « Likes » de Facebook, seront intégrées dans les SERPs de Bing.
Les « Likes » vont donc probablement influencer le ranking (positionnement) tout en personnalisant les résultats.
« La recherche sociale va modifier en profondeur le processus de découverte de l’information. Nous n’en sommes qu’au début … seulement, elle sera aussi fondamentale que fût l’ancre de texte et le linking pour la recherche Web classique (initiée par Google en 1998 avec le PageRank) ».
D’ailleurs, toujours selon Satya Nadella, les annotations sociales génèrent d’ailleurs plus de clics sous le fold des SERPs (parce qu’elles sont en bas de page, et par l’aspect nouveauté aussi/probablement ?).
Le graph social est un « Web d’individus » et « non un « Web de documents ». Il représente donc une alternative crédible à la recherche Web classique, dont dépendra la qualité des résultats. La notion de réseau, c’est des choix d’individus. Il semblerait donc que Microsoft réponde « socialement » au CEO de Google, Eric Schmidt, qui expliquait il y a 2 ans que les marques sont la solution pour contrer la « fosse à purin » qu’est devenu le Web après toutes ces années :
« The Internet is a « cesspool » where false information thrives. Brands are the solution, not the problem. Brands are how you sort out the cesspool ».
Facebook « détientrait » un signal – le graph social – qui n’est autre qu’un curator à l’échelle de notre expérience Web. Associé à Microsoft, ce signal pourrait faire des dégâts à Mountain View, qui a d’ailleurs augmenté les salaires de ses employés, certains quittant le navire pour l’ennemi … Facebook.
Evan Williams, l’un des co-fondateurs de Twitter, explique que la solution réside sans doute dans une combinaison entre un travail réalisé par la foule et un travail réalisé par les machines. Il souhaite d’ailleurs que Twitter soit un antidote à ce déluge de contenus (cf. mes annotations sous Diigo sur le thème de la curation).
The future of the Internet will be a combination of machines and the crowd. Data collected from the crowd that is analyzed by machines. For us, at least, that’s the future. Facebook is already like that. YouTube is like that. Anything that has a lot of information has to be like that. People are obsessed with social but it’s not really “social.” It’s making better decisions because of decisions of other people. It’s algorithms based on other people to help direct your attention another way.
Twitter va participer à contrer les fermes de contenus (Associated Content, Demand Media, Populis) qui vont, à contrario, participer à engraisser le Web. La diététique éditoriale n’est pas pour demain, surtout lorsque l’on écoute certains observateurs qui estiment que d’ici quelques années, l’information disponible sur le Web doublera toutes les 72 heures. La création de contenu deviendra donc un véritable raz-de-marée.
Pour confirmer ce que dit Evan Williams, le moteur Blekko est un excellent exemple de recherche sociale. Il va plus loin que Bing, et propose déjà d’intégrer le graph social dans la recherche Web via Facebook Connect.
Une fois Blekko et Facebook connectés, vos sympathies deviennent des moteurs de recommandation (cf. capture ci-dessous).

En effet, avec moins de 1000 serveurs, Blekko estime que la communication faite autour du nombre de serveurs de Microsoft et Google n’est que de l’intimidation. L’idée derrière cela est d’élever les barrières à l’entrée du marché de la recherche Web. Blekko estime qu’il peut mieux faire, que la recherche Web doit combiner la curation mécanique et humaine pour économiser des ressources et ainsi proposer de la pertinence et du sens.
La curation = recommandation + personnalisation
L’information devra être repérée par la communauté puis traitée par les machines. Si le curator est le nouveau pilier de votre réseau social, il sera aussi la couche sociale de la personnalisation de vos recherches Web, un moteur de recommandation (cf. billet To be or not to be a curator).
La solution algorithmique (exemple de Google) ne peut plus gérer le charivari d’informations. Dans une économie de l’attention, la notion de personnalisation devient de plus en plus nécessaire. Des professionnels de la curation (« des spécialistes dans leur domaine ») ont donc une place à prendre.
Peter Cashmore, le CEO de Mashable, estime d’ailleurs sur CNN que la curation était l’une des 10 tendances lourdes de 2010.
IBM, Microsoft et UPS, notamment, ont déjà ouvert la danse :
- IBM utilise une plateforme de « light blogging » (Tumblr) pour contextualiser les idées pour une planète plus intelligente sur http://smarterplanet.tumblr.com/. Chez IBM, les communicants n’écrivent plus, ils filtre et partagent, ils font de la curation de contenu créé par 200 000 employés.
- Microsoft a imaginé un site qui gère les flux de conversations sur la marque « Windows 7 » sur http://www.microsoft.com/windows/social/
- UPS, et son tableau de bord intitulé POPURLS, http://brown.popurls.com/, dont la vocation est de filtrer le meilleur des informations économiques
L’exemple d’IBM avec la solution Tumblr est intéressant. Partant du principe que Twitter est trop réducteur (140 caractères) et qu’un blog trop chronophage, IBM a choisi la plateforme de « speed blogging » Tumblr pour faire de la curation active, tout comme elle aurait pu choisir Posterous ou Soup.io (cf. ci-dessous).

Dans un monde digital où 97% du contenu produit ne reçoit aucune interaction sociale (partage, tweet, commentaire, like, etc.), des questions se posent :
Google sera-t-il capable d’intégrer dans son approche sémantique (HTML) et éditoriale un signal « social » ? Car, si, en 1998, Google a fait pivoter le Web du « site web » à la « page web », il semblerait que Facebook détienne aujourd’hui la clé du nouveau pivot, celui qui fera passer la recherche Web de la « page web » à « l’individu » comme unité de choix.
Facebook sera-t-il capable d’entrer dans la recherche Web par la porte de la pertinence ? Car malheureusement, Facebook reste encore trop bruyant. Le problème, encore, une fois, est de traiter l’information à grande échelle. Plus j’ai des sympathies (friends), plus la plateforme Facebook est bruyante. Ceci est d’autant plus problématique que l’identité d’un individu se compartimente, et que donc Facebook ne pourra probablement pas gérer mes différentes identités contextuelles (identité personnelle, professionnelle, centres d’intérêts).
Les spécialistes de Google estiment que la recherche Web est un problème résolu à hauteur de seulement 5%. Le sera-t-elle jamais ? Sera-t-elle toujours un problème à résoudre ?



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[...] This post was mentioned on Twitter by Akostic. Akostic said: RT @epokhe: "L'unité de choix de la curation" sur EpoKhe http://ow.ly/3xnKD et meilleurs voeux pour 2011 ! [...]
Ping par Tweets that mention L’unité de choix de la curation -- Topsy.com — 3 janvier 2011 @ 16:16
Oh le bel article – au sens propre du terme! Si j’écrivais comme ca me femme serait fière de moi je te le dis! Très bon article dans la ligné du dernier sur le concept de « Curation » et l’évolution du search sur les 20 dernieres années – superbe !
Commentaire par Le Juge SEO — 3 janvier 2011 @ 16:24
Merci beaucoup Julien ! Je ne fais que « synthétiser » des sources, l’article de John Battelle « Signal, curation, discovery », qui a initié le mien, est une perle.
Commentaire par aldbriand — 3 janvier 2011 @ 16:32
Très bel article de synthèse sur l’évolution du Web. Je ne sais pas si tu as lu « la troisième frontière du Web » http://owni.fr/2010/03/12/la-troisieme-frontiere-du-web/ dans lequel Patrice Lamothe propose une conceptualisation de l’évolution du Web et postule que l’édition (traduction qu’il recommande pour curation) serait le troisième grand mouvement du Web.
Commentaire par francois — 4 janvier 2011 @ 9:19
Bonjour François,
Oui, j’avais lu plusieurs fois l’article « La troisième frontière du Web » de Patrice Lamothe, que j’avais même imprimé
. Je pense le relire, mais j’avoue ne pas y avoir pensé lors de la rédaction de celui-ci.
Merci pour ton commentaire et bon vent à Pearltrees !
Commentaire par aldbriand — 4 janvier 2011 @ 9:35
Je rejoins l’avis de Julien, bravo pour l’article, j’ai vraiment appris grâce à toi.
Par contre, curation a beau être à la mode en ce moment, qu’il est est vilain ce mot!
Commentaire par Aurélien — 4 janvier 2011 @ 9:50
Hello Arnaud, oui je crois que l’article de Patrice mérite une bonne impression
.
@aurelien : effectivement, il y a le mot « curation », n’est pas très beau mais surtout il ne fait écho à aucune notion dans la langue française. Autant en anglais, il renvoie à la profession d’art curator – le commissaire d’exposition qui sélectionne et ordonne des oeuvres pour étayer un point de vue généralement le titre de l’exposition, autant en français ça ne fonctionne. Depuis, les premiers jours de Pearltrees, nous appelons cette activité de sélection, organisation pour donner un contexte, un sens particulier au contenu : « édition ». C’est ce métier d’éditeur du web, de rédacteur en chef du web que nous proposons de démocratiser. Donc la proposition de traduction : « édition » pour « curation » et « éditeur » pour « curator ».
Commentaire par francois — 4 janvier 2011 @ 10:06
Bonjour Arnaud,
Cet article est une bien belle façon d’ouvrir cette nouvelle année
Le concept de curation pose la question de la pertinence des contenus et de leur voies d’accès. Je n’ai pas bien compris par contre (mais je pense que tu vas m’éclairer là dessus…) en quoi un résultat obtenu par un algorithme de type graph social serait plus « qualitatif » ou pertinent qu’une recherche sémantique…
Mes meilleurs voeux pour 2011
Commentaire par seo_matters — 4 janvier 2011 @ 10:31
Sans vouloir faire te cirer les pompes, c’est ce genre d’articles que je cherche à lire plus souvent sur le net. Le genre d’article qui fasse avancer, soit sur la réflexion, soit sur les moyens (outils).
Ici, c’est effectivement la réflexion, et même si on pense plus ou moins la même chose (que le « j’aime » est l’avenir du référencement), tu l’expliques très bien dans tes écrits.
Hop, tu as gagné un follower
Commentaire par Xavier — 4 janvier 2011 @ 10:39
Merci pour cet article qui est aussi une excellente synthèse de l’évolution de la recherche depuis l’apparition des premiers moteurs.
La prise de recul que tu montres permet une bonne contextualisation de chaque grande étape et changement passés et à venir sur le search, et le web de façon plus générale.
Commentaire par Stéphane — 4 janvier 2011 @ 11:35
@Xavier > Merci mais que c’est long à digérer et écrire ce genre de billets.
@Stéphane > Merci aussi.
@francois > Je comprends la traduction vers l’édition/l’éditeur, mais comme ce terme est déjà employé ailleurs, il aura du mal à s’imposer. On ne traduit pas « community management », j’imagine que « curator » va s’installer tel quel ? Dans le livre « Le point de bascule » de Malcom Gladwell, l’auteur évoque le maven, le courtier en information, que j’aime assez pour désigner le « curator ».
Commentaire par aldbriand — 4 janvier 2011 @ 12:41
@Gwaradenn
Viens faire un petit stage chez moi – tu verras on s’y fait rapidement au mot « curation » (prononcez « quiouraichonne »)
Commentaire par Le Juge SEO — 4 janvier 2011 @ 16:42
Ooops – Edit –
le terme éditeur est une tres mauvaise traduction et d’ailleurs il deviendrait presque confusant – voir le précédent article d’epokhe sur le sujet (tout aussi bon que celui ci – au passage epokhe mon comm a été filtré la bas aussi
)
Le terme « courtier en information » est meilleur mais trop technique, il n’indique pas le coté « feeling/point de vue/ influence » du role de « curateur »
la meillere traduction reste « conservateur (de musée) » car le paralelle doit etre fait entre les roles de ce que l’on nomme curateur (sur le web) et curateur (de musée).
Commentaire par Le Juge SEO — 4 janvier 2011 @ 16:48
Toujours beaucoup de pertinence dans tes publications Arnaud, un bon esprit de synthèse : capable d’absorber une masse colossale d’information, de la digérer, et de la délivrer en situant les sources. (preuve d’une grande maturité intellectuelle).
Je partage le point de vue évoqué et l’orientation vers des critères de tri humain des SERP, le système a clairement atteint ces limites, et comme sur les modèles de la culture (musique, film, …), la masse et le bouche à oreille devront avoir un impact plus important.
Commentaire par Philippe — 4 janvier 2011 @ 17:30
@Le Juge SEO > Si ton commentaire a été filtré sur l’article « To or not to be a curator ?« , alors il est définitivement perdu car j’ai viré tous les spams la semaine dernière. Désolé M’sieur ! Et oui, je suis d’accord que le terme aura tendance à être conservé tel quel. Personnellement, je me fais bien au terme « curator ».
@Philippe > Merci. Tu seras toujours mon mentor
Commentaire par aldbriand — 4 janvier 2011 @ 20:52
Bonjour Florence,
Je ne retrouve pas l’idée selon laquelle le graph social est un signal plus pertinent que le lien. Je crois que le graph social, et c’est encore trop tôt, est une alternative, un signal de plus pour qualifier la pertinence : sémantique + liens + graph social.
Depuis la rédaction de cet article, j’ai lu l’article Why Content Curation Is Here to Stay sur Mashable et j’ai noté 3 idées de Clay Shirky :
# Curation comes up when search stops working.
# Curation comes up when people realize that it isn’t just about information seeking, it’s also about synchronizing a community.
# Curation is now part of the content equation.
Je ne suis pas sûr que Facebook détienne aujourd’hui la solution avec le graph social car cette plateforme sociale est avant tout sociale et pas forcément communautaire. Les contenus qui s’y rattache ne sont pas forcément très qualitatif et nous n’avons pas envie, à tout prix, de rattacher notre identité numérique professionnelle à nos amis. Fred Cavazza écrivait un article là-dessus intitulé De la qualité des contenus sur Facebook. Twitter est-il un meilleur antidote ? Tumblr ?
J’espère avoir répondu et meilleurs voeux encore ! Je commence timidement à préparer ton arrivée avec des idées, des projets
Commentaire par aldbriand — 4 janvier 2011 @ 21:20
Très bel article qui complète de façon super intéressante celui que j’avais écris pour TechCrunch sur la curation et dans lequel je n’avais pas fait le lien avec l’historique du Search (au cas où: http://fr.techcrunch.com/2010/11/25/lere-des-curators-aurait-elle-sonne/).
Nice!
Ca me suscite 2 réactions:
- je pense que Facebook et Twitter apportent plus que la recherche sociale car il s’agit en fait plus de discovery. Sur FB ou Twt, en plus d’avoir la couche sociale, je n’ai pas besoin de chercher les contenus, ce sont les contenus qui viennent à moi. C’est le média en push vs le search en pull et ça explique, je pense, une partie de leur avantage grandissant alors qu’a priori, ils sont moins pertinents.
- même si Facebook va peser très très lourd sur le sujet, je ne pense pas qu’ils arrivent à répondre à 100% à la question. Comme souligné dans l’article, Facebook = friends et donc centres d’intérêts. C’est pour cette raison qu’on a fait Scoop.it, une nouvelle plateforme de publication par curation « topic-centric ». Remettre le sujet au centre comme une des « unités de choix » me paraît super important. J’ai en fait assez peu de centres d’intérêt en commun avec plus de 50% de mes amis et je ne peux donc pas utiliser Facebook pour m’exprimer ou recevoir des « curated content » sur le Freeride, Warcraft ou… la « Web curation ». On pense donc apporter une contribution à la réponse avec scoop.it, dans un mode média social (donc push) comme Facebook/Twitter/Tumblr mais en apportant la dimension thématique pour redonner la pertinence.
Commentaire par Guillaume Decugis — 4 janvier 2011 @ 21:53
[...] Dans la continuité de son article “le planétaire et le cloisonné“, Arnaud Briand livre sur son blog, un très très bel article de synthèse surl’évolution du web (search et curation). [...]
Ping par “Le choix de la curation” par my epokhe | Intuiti Inside — 23 mars 2011 @ 10:38
[...] nouvelle pour la pertinence. Dans quelques années, le contenu va doubler toutes les 72 heures (cf. article intitulé “L’unité de choix de la curation”). L’infobésité, pour un moteur généraliste comme Google, n’est pas la panacée. Il [...]
Ping par Google Panda, vu par l’équipe seo d’Intuiti | Intuiti Inside — 19 juillet 2011 @ 20:03