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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

SEO = revenue channel / 17 août 2010

Aujourd’hui, le référencement est encore trop considéré comme une action technique, faisant appel à des techniciens et des faiseurs de liens ou link builders. Dans l’univers B2B industriel, que j’appréhende quelque peu par le biais de quelques clients, le référencement se pose comme une brique. Les clients veulent du référencement sans prendre conscience que cette compétence n’est, in fine, qu’une méthodologie.

Brique Lego

Source de l’image : wwworks

L’autre jour, ma chère et tendre, pour qui je travaille également, revient de deux missions commerciales à l’étranger, la première, en Espagne, et la seconde, en Angleterre.

Pour l’Espagne, et cela ne m’étonne pas trop, le web n’a pas été fortement discuté. Cela ne m’a pas étonné car je suis resté sur un article lu il y a 2 ans expliquant que les marchés du pourtour méditerranéen (Italie, Espagne et Portugal) étaient beaucoup moins matures que les pays anglo-saxons sur cette question du référencement.

Par contre, en Angleterre, la situation fut tout autre. L’objectif des missions étaient de trouver un distributeur ou partenaire commercial par pays. Force est de constater que les anglais ont bien compris que Google était un moteur de croissance pour les PME. En effet, chaque entretien (sur les 5) fut l’objet de questions sur le sujet du référencement :

  • Avez-vous une agence de SEO ?
  • Quelle est votre stratégie SEO ?
  • Financez-vous le SEO de vos produits en Angleterre depuis notre propre site web ou un site web dédié ?

Pour une PME française qui dépense quelques milliers d’euros par an en référencement, je vous assure que ces questions suscitent de la perplexité. Le blog de l’agence anglaise Branded3 a récemment traité de ce sujet, en estimant que le SEO n’est pas encore suffisamment perçu comme un canal de vente (revenue channel) à part entière.

J’ose penser que mon client va s’interroger longuement. Depuis son retour, l’un de leur contact leur a envoyé un email afin de leur expliquer leur démarche SEO. Sans rien demander, ce partenaire potentiel revient à la charge. Je vais prendre le relais dans la correspondance et tenter de comprendre l’intérêt de leur stratégie multi-sites par produit. Si cela devient intéressant, je reprendrais mon clavier pour le partager. Toujours est-il qu’une bonne mission économique, en cette période de crise, pour trouver des relais de croissance à l’international, a sans doute du bon ? C’est toujours mieux quand un client comprend que le web est un véritable canal de vente sans vous.

Je pense qu’il l’avait compris, mais au moins, désormais, il sait que le Web mérite un vrai budget, pour mettre en place de vrai moyens, avec de vraies personnes, et ce, pour atteindre de vrais objectifs.

Il paraît que les choses changent quand l’homme a peur ou en période de crise. Peur de perdre une opportunité de développement en période de crise ? Je pense que le meilleur est encore à venir …

Delicious 1.0 versus Diigo 2.0 / 7 août 2010

Joshua Schachter

Il y a quelques semaines, le magazine Business Insider nous informait que Joshua Schachter, le créateur du service de bookmarking Delicious, quittait Google. Cela faisait un an et demi qu’il travaillait pour Google. Rappelons-nous ! Il vendit Delicious à Yahoo! en 2005, et déchanta lorsqu’il compris que son bébé ne grandirait pas.

Depuis 2006, j’utilise cet outil, que ce soit pour ma veille, ou pour collaborer en matière de netlinking. Delicious s’imposa facilement et rapidement comme un outil très pratique pour répertorier les liens, et les partager en live avec mes clients afin qu’ils suivent, de chez eux, les liens à optimiser et ceux qui ne le sont pas. Avec les notes, le netlinking devient collaboratif et privé. On ne sait jamais, la concurrence et les quality raters de Google rôdent … Dans cette démarche, j’étais sûr que les fuites seraient impossible car Delicious était la propriété de Yahoo!.

Seulement, voilà ! Delicious n’évolue pas, et à l’usage, il y a beaucoup, beaucoup mieux … avec Diigo.

Depuis quelques mois, mes favoris Diigo sont répertoriés sous le pseudo EpoKhe à l’adresse suivante : http://www.diigo.com/user/epokhe. Sur ce sujet, Bertrand Duperrin a fait d’ailleurs son nouvel outil de productivité.

Les avantages de Diigo sont surtout dans la possibilité de surligner dans les pages web que vous lisez des passages intéressants (Gerry McGovern les nommerait « Killer Web Content ») et les associer à des prises de notes, appelés sticky notes.

Une fois le plugin Firefox appelé Diigo: Web Highlighter and Sticky Notes installé, vous devriez prendre conscience de la puissance de cet outil pour votre veille collaborative et personnelle.

Ci-dessous, en (trop) petit, la barre d’outils Diigo dans Firefox :

Barre d'outils Diigo

Depuis votre compte, vous pouvez faire des captures d’écrans, des previews de pages et intégrer directement des images à côté de vos notes.

Diigo Preview

Et, si, de temps en temps, vous vous rendez compte que les passages surlignés gagneraient à être regroupés dans une seule section au lieu de 4 comme le montre la capture ci-dessous, alors je n’ai pas trouvé mieux que l’utilisation de Firebug. Firebug me permet de regrouper les passages surlignés, pour ensuite les « highlighter » via le bouton de la barre d’outils Diigo. Un peu long toutefois dans la démarche …

Diigo Highlights

Désormais, Delicious me sert à mettre en favoris le tout-venant, et Diigo les sujets d’analyse et de réflexion. Je ne sais pas si cette gymnastique va durer. Pour l’instant, cela tient.

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page