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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Le référencement des images devient canonique … / 26 mai 2010

Après les URL canoniques, j’ose évoquer ce que j’appelle les images canoniques.

Avec l’arrivée du fichier sitemap.xml pour les images le 7 avril 2010, j’ai repensé à la balise spéciale « link rel=canonical » qui décrit l’URL canonique d’une page (c’est-à-dire son URL officielle), que WordPress inclut nativement. Elle doit notamment éviter que certains petits malins, appelons-les ainsi, ne vous volent votre contenu.

Les entreprise veulent contrôler leur SERP de marque

Aujourd’hui, et la dernière version de l’interface de Google le montre (Blogs, Mises à jour, Discussion, etc.), les images ont un impact important dans les pages de résultats. Le dernier exemple que j’ai en tête, c’était pour une journée de sensibilisation aux médias sociaux et à l’e-réputation. J’ai évoqué Vitamin Water qui, sur sa marque, truste les premières positions (site de marque + page promotionnelle Fan Facebook) et se rend également visible par le biais de ses images. Elle truste à priori, peut-être sans velléité marketing (?), le haut de sa SERP, ce qu’aurait aimé faire l’année dernière Direct Energie ou KparK.

Les agences de référencement appellent cela le « SEO de crise ». On agit en curatif, avec, par exemple l’autre jour, un prospect qui me dit son souhait d’embaucher un community manager pour nettoyer sa page de marque incriminée. J’avoue ne pas cautionner les manipulations décrites sur Reputation Squad qui ne sont qu’un cache misère. Les nettoyeurs de SERP n’existent pas. Parenthèse fermée.

La marque Vitamin Water dans les pages de résultats de Google

Les premiers résultats sont donc importants, et notamment en matière d’e-réputation. Ils sont d’autant plus importants que le taux de clic dans les pages de résultat chute vertigineusement (mes chiffres datent un peu) dès le 3ème résultat :

  • 51% des internautes cliquent sur le premier résultat
  • 16% sur le deuxième résultat
  • 8% sur le troisième résultat
  • 4% sur le quatrième résultat

On ne sait jamais, personne n’est donc à l’abri d’un scandale, qu’il émane de la société civile (le cas Nestlé), de la concurrence ou tout simplement des clients ! Et c’est là qu’entre en jeu le sitemap pour les images …

Le fichier sitemap des images, un signal fort ?

Cela fait des années que les images sont référençables (cf. mon petit billet mais il y en a bien d’autres de plus complets, les 12 astuces pour référencer ses images dans Google Images, qui date de 2008). Seulement, aujourd’hui, le signal donné par Google va bien dans le sens où les URL des images deviennent des URL canoniques ou officielles (au demeurant, ces URL ont des extensions en .jpg, .gif et .png).

Tout devient plus simple pour Google ! Il n’a plus qu’à se repaître des URL des images incluses dans votre fichier sitemap. Il tiendra probablement toujours compte du segment de texte présent dans l’attribut ALT de l’image pour la comprendre, ainsi que du texte qui l’entoure, seulement le fichier sitemap donne clairement un signal fort quant au caractère officiel des URL des images et aux anticipations possibles :

  • Le fichier sitemap pour les images entre avec fracas dans la roadmap du référenceur (sauf si, comme moi, vous bossez pour des sites corporate et que les images d’illustration ou de décoration n’ont aucun intérêt à figurer dans un tel fichier).
  • Les images porteuses d’information représentent, d’un point de vue client (le référencement devient plus concret, un peu comme le Webmaster Tool avec les impressions et les clics) un point d’ancrage fort pour sa marque et ses produits. A chacun de bien choisir ses images, de les prioriser et surtout de les nommer. En effet, chaque nom d’image, et, in extenso, son URL, devra être choisie de manière précautionneuse : 1 à 2 sous-répertoires, pas trop de tirets demi-cadratins pour nommer l’image, etc.

A titre d’exemple, j’ai un client qui vend des tribunes démontables. J’ai donc tout intérêt à parier, sur un secteur de niche, que mes images, si je respecte les guidelines du tout-puissant, arriveront à se positionner dans la recherche d’images, à l’instar de la capture Vitamin Water. Dès lors, j’ai également tout intérêt à « canoniser » mes URL d’images.

En effet, au cas où j’arrive à me référencer (soyons optimiste !), et que dans 2 ans, j’innove dans ma gamme de produits et que, si le nom du produit ne change pas, sa photo, elle, change, alors l’URL canonique de mon image sera identique, « tout-terrain » en quelque sorte.

Certains me diront que cet exemple est une exception … Je leur répondrais simplement que le côté tout-terrain des URL, que je croyais être une exception il y a 3 ans, est aujourd’hui une norme dans le quotidien de l’agence qui m’emploie. Pour des images porteuses d’information, anticiper leur canonisation ne mange pas de pain, et en plus, c’est potentiellement une petite prestation en sus (ben voyons !).

L’idée est d’anticiper l’URL canonique de mon image pour qu’elle soit identique, c’est-à-dire « tout-terrain » même si le contenu (en pixels) de l’image change. Car, si Google accepte 10 résultats par page, pour les images, il est malheureusement pingre. Autant anticiper les refontes, et donc les URL des images, pour ne pas perdre un positionnement chèrement acquis.

L’abus potentiel …

Le seul risque que je vois apparaître, ce sont des sitemaps bourrés d’images décoratives ou illustratives, tirées tout droit des banques d’images et vides de sens. Je ne suis pas convaincu de leur intérêt dans un sitemap, et notamment si l’on se place d’un point de vue utilisateur. Car, comme toujours, c’est pour lui qu’on travaille

Des URL « tout-terrain », courtes et conceptuelles / 15 mai 2010

L’autre jour, Sébastien Billard décocha une petite flèche dans le monde du référencement. Avec son article intitulé SEO : ces optimisations qui ne servent à rien (ou presque), un point m’a notamment interpellé, car j’y étais encore confronté récemment. Est-ce l’URL rewriting sert à quelque chose ?

Des URL « tout-terrain » sont plus pérennes

En effet, depuis 3 ans, j’ai tendance à formater les URL des pages de mes clients sans aucune extension (plus de .php, plus de .html, plus de .aspx). De cette manière, lorsque le site change de technologies (et cela arrive), passant par exemple d’un serveur Microsoft IIS à un serveur LAMP, certaines pages, qui n’ont plus d’extension, deviennent en quelque sorte « tout-terrain ».

Cela n’empêche pas de réaliser des redirections 301 le cas échéant. Seulement, si le catalogue de produits ne change pas entièrement, qu’une partie de son rayonnage reste le même, ou que la gamme de services de mon site B2B reste inchangé, l’absence d’extension permet de rester constant ou « tout-terrain », ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose en matière de linking. Je n’ai pas besoin de modifier les liens acquis vers les pages profondes, lesquels ont été obtenu de manière médiculeuse par des partenariats ad hoc.

Des URL sans extension et sans mot d’arrêt

Couverture du livre de John Battelle - La révolution GoogleL’autre point auquel je m’attache, c’est l’implémentation d’URL sans mot d’arrêt (de, à, et, où, du, la, le, avec, etc.). Tous ces termes permettaient il y a 3 ans de gagner de précieux cycles d’horloge pour les moteurs. John Battelle en parlait d’ailleurs dans son livre « La révolution Google » (un must-read au demeurant !).

Le prédécesseur de Bing avait également du mal à indexer les URL avec trop de tirets demi-cadratins (-). Du coup, malgré les évolutions, certains réflexes rentrent dans la catégorie des bonnes pratiques, ce qui est d’autant plus vrai quand cela ouvre la voie à une nouvelle bonne pratique : la conceptualisation des URL.

La conceptualisation des URL

Pourquoi écrire « www.monsite.com/la-presse-parle-de-nous/ » alors que l’URL de la page peut être « conceptualisée » ou « résumée » par « www.monsite.com/presse/ » ? Pourquoi écrire l’URL de la page dédiée au recrutement « www.monsite.com/nous-rejoindre », c’est-à-dire respecter le wording de l’item de navigation, alors qu’il risque de changer lors d’une prochaine refonte ? Pourquoi ne pas proposer « www.monsite.com/recrutement/ » dans la mesure où il y a aura probablement toujours une page dédiée au recrutement ?

La conceptualisation des URL permet de concentrer le sujet d’une page en un ou deux mots. L’anglais est une langue conceptuelle, les exemples de ce type d’URL sont donc nombreux outre-Atlantique.

Alors, si l’URL rewriting ne sert à rien en SEO, il représente définitivement une bonne pratique, d’autant que des URL courtes, conceptuelles et « tout-terrain » permettront aussi de passer à travers les fourches caudines des raccourcisseurs d’URL.

Des bonnes pratiques, voilà vers quoi le monde du référencement se dirige ! Enfin, c’est ce à quoi je crois … Cela permet aussi d’éviter les débats sans fin et de se concentrer sur des choses plus importantes ….

Votre site s’habille en e-commerce / 5 mai 2010

Menu Google AnalyticsQuand je lis dans le magazine « Stratégies » que l’outil SiteCatalyst d’Omniture coûte 9 000 €uros en année 1 (5 000 €uros pour l’achat de la licence et 4 000 €uros pour l’abonnement annuel), je pense que je vais encore travailler avec pas mal de clients avec Google Analytics.

Même si cet outil est gratuit, en lui prêtant beaucoup de son temps, cet outil de mesure d’audience permet de « forer » profond dans les statistiques afin d’en ressortir des pistes d’amélioration.

En ce moment, et parce que j’accompagne deux sociétés en B2B, je vais vous parler du code de tracking E-commerce pour des sites de leads. En lisant l’article intitulé Suivez l’utilisation de vos formulaires grâce aux variables personnalisées, la petite phrase « Vous pourriez choisir de suivre l’utilisation des formulaires en créant des pages virtuelles, ou même en détournant les rapports E-commerce » m’a donné envie de partager la manière dont je détourne deux rapports E-commerce de Google Analytics.

En effet, deux rapports spécifiques sont intéressants à exploiter pour des sites de leads (formulaires en B2B) : les visites avant l’achat et le délai avant l’achat.

Ces rapports sont les seuls capables de mesurer le cycle d’achat sous Google Analytics. Ces données sont d’ailleurs critiques pour comprendre le comportement des visiteurs. Ces rapports fonctionnent pour un site E-commerce. Mais, pourquoi ne pourrions-nous pas les utiliser, les détourner, pour un site de génération de leads ?

Tout le monde devrait utiliser le code de tracking E-commerce GA pour mesurer les conversions, dès lors que vous avez un formulaire et un pseudo-cycle d’achat à analyser.

Les visites avant achat

Rapport Google Analytics : Visites avant achat

Ce rapport, intitulé « Visites avant l’achat » montre le nombre de visites qu’il a fallu avant une conversion (en l’occurrence, le remplissage d’un formulaire). J’imagine que Google Analytics se base sur le cookie visiteurs UTMA, l’un des 4 cookies par défaut qu’il utilise, pour remonter cette information. Le graphique ci-dessus montre que 80% des conversions se font au cours de la première visite. J’en conclus que les visiteurs trouvent les informations qu’ils souhaitent et s’engagent.

Le délai avant achat

Rapport Google Analytics : Délai avant achat

Le rapport indique ici que la grande majorité des utilisateurs convertissent au cours du premier jour. La ligne « 0 jour(s) » concerne effectivement la journée en cours. Sur du B2B, j’en conclus ici que les utilisateurs ne vont pas voir ailleurs avant de demander un devis.

Les informations, issues de ces rapports, représentent donc une source précieuse pour analyser le comportement des internautes. Cela déchire, non ?

Pour le faire, cela passe par l’activation de votre site web en commerce électronique dans les paramètres de votre profil :

Et, il vous reste à poser le code de tracking Google Analytics E-commerce sur la page de confirmation du formulaire, en simulant une vente. Regardez la fonction « addItem » ! Sans être développeur, c’est jouable !

A vous de jouer ! Ce qui compte, ce n’est pas les chiffres, mais les évolutions dans ces chiffres. Le travail d’interprétation se fera donc dans le temps.

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page