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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Vers des humains de marque … / 23 avril 2010

Je viens de visionner la vidéo de Tourisme Montréal (38 minutes) découverte sur Courir Longtemps, et j’avoue que c’est la maturité web dont font preuve les acteurs nord-américains qui impressionnent.

J’ai retenu quelques phrases importantes en introduction, qui posent les bases vers un marketing relationnel :

  • Plus personne ne veut être un touriste
  • Nous recherchons des expériences authentiques à saveurs locales

Cela me fait notamment penser à Mon Nuage qui propose des contextes et expériences, et c’est là je trouve le point nodal de toute stratégie social media, comme l’écrit Helge Tennø :

“It’s not about interrupting them, telling them how brilliant their shoes are. Its about adding value to the experience, making the running experience better, enhancing it, adding new concepts to it.”

Comment proposer des expériences riches au-delà du produit/service ?

Tourisme Montréal a donc recruté 5 blogueurs ou insiders, en partant de différents postulats/valeurs :

  • laisser-faire
  • crédibilité
  • authenticité
  • transparence
  • et objectivité

… ce qui est possible dès lors que les blogueurs s’affirment. De fortes personnalités sont impératives, et donc le recrutement 2.0 est sans doute un élément important de la relation client/agence.

Il ressort aussi que ces « vedettes » blogueurs ont suivi des formations (RP, SEO, écriture Web), qui est un autre levier de la relation client/agence (cf. Vidéo de Martin Ouellette – L’avenir des agences de publicités).

Cela rejoint les conversations sur Médias Sociaux, lesquelles conseillent de recruter des ambassadeurs, des fans ou personnes qui connaissent parfaitement bien leur secteur (un community manager, un expert sectoriel, comme le dit Akostic ?), car les outils s’apprennent aisément.

Toutes ces réflexions convergent vers des humains de marque, comme le fait aussi Ford avec son Social Media Manager Scott Monty et la stratégie qu’il a développé :
La stratégie digitale de Ford

Source : Idaos – Stratégie Internet & Nouveaux médias

J’avais retenu cette phrase de lui il y a un an sur son blog :

« We’re not interested in advertising on social network; we’re interested in getting in there and interacting WITH people ».

Cela rejoint l’autre phrase dans le billet d’Idaos :

« I believe that people would rather have a conversation with a person than a brand. »

Aunt JemimaTout ceci n’a rien de nouveau, car déjà en 2001, Naomi Klein, dans son livre « No logo », parlait de ces « humains de marque », en citant Martha Stewart et Aunt Jemima. La différence, c’est que ces humains de marque ne conversaient pas, ce que les marketeurs n’ont pas appris à faire ou oublié …

It’s all about the Cs

Context + Community + Conversations + Commerce + Content

Helge Tennø nous dit :

« The future of advertising is not MORE display advertising, it is utilizing the mechanics and dynamics of the online conversation in order to create buzz, attention and interest on arenas where we are not interrupting conversations, but contagiously igniting them. »

Le verbe « to ignite » signifie « déclencher », « faire naître » (to ignite a debate) ou encore « provoquer ». Il est probablement plus approprié pour des humains que pour des marques, ce que Tourisme Montréal a vraisemblablement bien compris.

L’avenir de la communication passe-t-elle par de la relation, et donc par des humains de marque ? Je reprendrais ici un extrait « adapté » de l’interview dans Marianne en date d’avril 2010 de l’historien Theodore Zeldin :

Le mouvement de fond de la communication, c’est la religion de la transparence, avec pour conséquence, une impuissance croissante des Etats et des individus. Qu’est-ce qui prévaut, à partir de là, pour chacun d’entre eux (…) ? Eh bien, c’est moins ce que ces derniers disent et promettent que ce qu’ils sont : quelle est, autrement dit, leur personnalité réelle ? Derrière ce décorum impersonnel, on recherche des individus de chair et de sang.

Je ne sais plus d’où je tire le sous-titre « It’s all about the Cs ». Désolé pour l’auteur ! :-) Et remercie Arnaud Chaigneau pour m’avoir parlé de l’interview de Theodore Zeldin.

La latence simulée en pratique / 11 avril 2010

Pour certains projets, où on est sollicité pour du référencement naturel, on aimerait aussi pouvoir intervenir dans la phase de conception.

Sur le site de location de voiture longue durée Véhicule Idéal, la page d’accueil m’a fait penser à la notion de latence simulée, qu’il faut de préférence travailler dans la mesure où la notion de temps réel est devenue de plus en plus mainstream sur le Web.

Amélie Boucher en parle d’ailleurs dans son livre « Ergonomie Web ». La notion de latence simulée vise à faire croire à l’utilisateur que l’application travaille pour lui, qu’il comprenne ce qui se passe et la conséquence de son action. Techniquement, une latence simulée n’est pas nécessaire. Par contre, d’un point de vue « perception utilisateur », elle est préférable.

Pour le site Véhicule Idéal, lorsque l’utilisateur clique sur une autre formule d’abonnement, 50, 100, 200 ou 300 jours, le prix change sans aucun rechargement de page, et c’est là que la notion de latence simulée aurait gagné à être utilisée pour une meilleure perception utilisateur.

Formule 25 jours

Formule 50 jours

Concrètement, cela pourrait prendre la forme d’un pseudo-chargement du prix, pendant 1 seconde, comme la capture ci-dessous, et ce, à l’endroit même où le prix doit changer.

Notion de latence simulée

On trouve très peu d’exemples concrets de latence simulée (enfin, j’en ai peu trouvé), c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité en parler. Je remercie d’ailleurs Marielle Maure de m’avoir permis de citer le site Véhicule Idéal.

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page