< Search/Acquisition, Web Analytics/Conversion & Web Social/Relation />

Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Certains référenceurs sont des gougnafiers / 4 août 2008

Volontairement polémique, ce titre évoque mon exaspération pour le manque de professionnalisme de certains pseudo-référenceurs, qui ne comprennent toujours pas que ce métier vise avant tout à se conformer aux attentes des utilisateurs et non des moteurs.

Frédéric de Villamil en parlait en janvier dernier, avec le billet au titre évocateur « Pourquoi les référenceurs ressemblent à des vendeurs de voitures d’occasion ? ». J’avoue être désarçonner par ce que je viens de découvrir sur un site Web de niche sur lequel je travaille actuellement.

Le site en question propose une arborescence légère (environ 30 pages), bien rangée, avec des contenus courts, vitrine, sur un secteur de niche peu concurrentiel, ce qui laisse supposer de belles opportunités sur le long terme.

Seulement, comme Google n’aime pas les tricheurs, le site ne décolle pas. Le site reste dans les abysses de Google alors que son code désormais est optimisé, son contenu utile et son maillage en légère croissance. Tous les voyants sont au vert, à moins que des facteurs externes m ‘échappent.

Vive les pages satellites !

sens interditLes doorways ? Késako ? Et bien oui … Google Webmaster Tool ne m’indique que 2 pages satellites, par contre, Yahoo! Site Explorer m’en montre une palanquée, rangées dans deux répertoires distincts. Et, sur le serveur, je découvre sur un site de 30 pages l’un des deux répertoires, lequel détaille 172 pages satellites, codées comme un cochon avec chacune une seule ligne de texte, qui s’assimile plus à une suite de mots clés, et une redirection poste client JavaScript. Combien y avait-il de pages dans l’autre répertoire ?

J’hallucine. Je ne comprends pas ce genre de technique. Je sais qui est responsable de ce travail, et j’avoue que ce n’est pas glorieux. Quand vous reprenez un tel dossier, et que votre client ne sait pas ce que le précédent prestataire a mis en œuvre, alors la tâche est ardue. La patience sera nécessaire, va-t-il encore le lui faire savoir et comprendre.

Quelle responsabilité pour le référenceur ?

Quel pourrait être la responsabilité du précédent prestataire en référencement ? Je serais le client, j’irais voir un avocat … C’est peut-être un peu fort comme réaction, mais quel pourrait être ses recours ? La profession a-t-elle besoin d’un coup de balai !!!???

Vivement les vacances !

12 commentaires

  1. Ça manque vraiment d’éthique chez certains référenceurs …
    Ça doit être vraiment quelque chose de passer derrière ce genre de travail !
    Courage pour faire piger le truc au client.

    Commentaire par Sylvain — 4 août 2008 @ 9:29

  2. Là, c’est un cas de conscience ! Balancer ou non le référenceur précédent …??
    De toute façon, ce genre de référenceur est encore capable de promettre des résultats… donc il faudra ne pas le payer.

    Comme le secteur est niche, je pense que le site ne s’est pas fait blacklisté. J’ai pu constater une certains concordance entre la concurrence du secteur et le risque de black listage (ce qui peut expliquer pourquoi dans les concours de référencement, les sites ne se font pas blacklister.

    Comme solution, si le site a vraiment du mal à décoller, je conseillerais de passer en .fr ou en .com … pour repartir sur un nouveau NDD ;)

    Commentaire par Menuierie aluminium — 5 août 2008 @ 8:54

  3. Jamais je ne le balançerai, la délation n’est pas pour moi. J’aimerais bien changer d’extension mais le site est déjà très ancien, et le .com est déjà pris. La version anglaise est externalisée sur un autre domaine, c’était ma première recommandation ! Ce que je n’ai pas dit, c’est qu’il y avait aussi 4 domaines avec la version française dessus, si ça c’est pas la grande classe, là, j’ai trouvé un vrai de vrai SEO.
    Je vais patienter, demander à Google de le ré-examiner si rien de vient d’ici 3 mois, et bosser son maillage sereinement. Le client n’est pas très pressé … pour l’instant, jusqu’à ce que je me fasse tirer les oreilles :) !

    Commentaire par aldbriand — 5 août 2008 @ 9:16

  4. Salut Arnaud,

    C’est triste, mais c’est inévitable pour tous les métiers où la qualité du travail n’est pas visible. On reconnait facilement la qualité du boulanger au goût du pain, mais ici ont est proche de la mécanique, si je n’y connais rien en voiture, je risque de me faire arnaquer :)

    Pour ce qui est de la justice, selon les contrats c’est possible: http://www.twiger.fr/showthread.php?p=6624

    Commentaire par alex de rerencement blog — 5 août 2008 @ 15:55

  5. Merci pour ce commentaire Alexandre ! Comme tout bon français, je suis amateur de bon pain, et la qualité se paye :) Avec une telle prestation, je dirais que le SEO doit revoir ses classiques ou changer de métiers. Des cours de HTML/CSS pour débuter, ce serait bien, qu’il comprenne que les balises ont un sens, que rien de sert de les dénaturer, ou de contourner les guidelines des moteurs. Vivement la suite, j’en reparlerais sans doute si je réussi à acquérir des positions. A défaut, ce projet restera sous le boisseau :) !

    Commentaire par aldbriand — 5 août 2008 @ 17:25

  6. Des dentistes qui dévitalisent des dents saines pour pouvoir facturer des couronnes, des garagistes qui font payer des pièces imaginaires, des boulangeries qui sont en fait des centres de cuisson, des hommes politiques qui prétendent représenter chacun de nous.

    Huile de vidange ou huile de friture, il faut croire que le monde du référencement ne compte pas moins de gens mal intentionnés que dans toute autre activité.

    Je comprends facilement ton exaspération, mais je croîs qu’elle est malheureusement liée à la nature de l’homme : pouvoir tirer partie de toute situation pour soi même, avant tout, et sans scrupule.

    Bonnes vacances !

    Commentaire par Jean-Hugues Bretin — 6 août 2008 @ 7:41

  7. Bonjour Arnaud et merci pour ce post qui reflète bien ce que l’on rencontre régulièrement à la reprise de certains sites de clients échaudés. Le pire, c’est quand —et c’est ton cas— tu tombes sur un site dont le client ignore tout des mauvaises pratiques initiées par le prestataire « voyou ».

    Comme on l’a vu précédemment sur d’autres types de prestations, on finira par séparer (un peu, pas tout, il y aura toujours des brebis galeuses) le bon grain de l’ivraie en adoptant des spécifications et des méthodes standardisées et dont la conformité sera mesurable par des outils de contrôle ; mais il faut bien avouer qu’à l’heure actuelle on en est très très loin encore.

    Cela me fait penser à une autre activité qui souffre d’une opacité totale : le respect des standards dans l’email. Un groupe vient d’éclore à ce sujet (www.email-standards.org), et tente de militer face aux géants des logiciels et services web de messagerie, qui sont loins de jouer le jeu des navigateurs en ne respectant pas le support des balises HTML et CSS (voir sur le site la liste des propriétés supportées et non supportées), ce qui pose bien des problèmes à l’heure de construire un message s’adressant à chacun des services de messagerie.

    Les choses évoluent cependant peu à peu, le côté obscur du SEO, comme pour le autres aspects de nos métiers, finira bien par sortir de son pré carré pour devenir plus naturel et clair aux yeux de nos clients. L’éducation de nos interlocuteurs est la clef, faire comprendre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas au delà des discours marketing convenus, et ce genre d’article coup-de-gueule y contribue…

    Commentaire par Nicolas — 27 août 2008 @ 11:45

  8. Merci Nicolas pour ce commentaire enrichissant ! Je suis d’accord avec la nécessité d’éduquer nos clients. Cela passe par la formation, l’ouverture du référencement vers l’accessibilité, l’ergonomie, les métriques, etc … d’autres expertises qui vont nous permettre de sortir de notre boîte pour « collaborer » peut-être plus avant avec nos clients.

    Commentaire par aldbriand — 29 août 2008 @ 14:45

  9. j’étais commencé a référencer mes site depuis 5 ans maintenant. et franchement je regrette pas car je déja fais appel au service de référencement donc la plupar sont des service automatisé allant de 300 euros a 3200 voir plus… a mon tour je vaais rendre service en proposant du référencement manuel avec un rapport sur dans sa totalité. il y a rien d arnaque d ouvrir un site de référencement, il faut juste faire attention au site.

    arrêtez de tout généralister !

    Commentaire par newreferencer — 5 septembre 2008 @ 14:35

  10. Ces techniques ont fonctionnées à une époque, le site était-il agé ?

    Commentaire par Audiofeeline — 16 septembre 2008 @ 6:52

  11. Et oui certain triche. Le plus dure est de passé derriére eux. :(

    Commentaire par mapics — 27 décembre 2008 @ 3:56

  12. Certains référenceurs sont des gougnafiers…

    La profession des référenceurs professionnels est loin d’être saine, il reste encore du travail pour séparer le bon grain de l’ivraie….

    Rétrolien par www.actu-ecommerce.fr — 19 février 2010 @ 12:09

Flux RSS des commentaires de cet article.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page