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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Le référencement naturel, vers une logique de webmastering ? / 8 juillet 2008

Dans un post intitulé « 6 moyens pour augmenter la fréquence de crawl sur un site », le blog Ramenos énonce (fort bien d’ailleurs) la nécessité de mettre à jour régulièrement son site Web. Arnaud Mangasaryan dit que « le référencement d’un site n’est pas ponctuel, il se fait en permanence, sur le moyen et le long terme ».

Cela m’a notamment interpellé … Le référencement, ce corps de compétences techniques, marketing et éditoriales, n’est-il pas en train de migrer vers une logique de webmastering ?

De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que cela sous-tend ? Je pense à la nécessité de :

  • rechercher, analyser, trier et vérifier l’information (logique de l’info-sourcing)
  • écrire, réécrire et structurer le contenu éditorial
  • gérer le dialogue entre vous et vos lecteurs (dans le cas où un blog est juxtaposé à un site catalogue, institutionnel, etc.), ce qui représente une tâche chronophage et impliquante
  • gérer la réputation du site Web, et notamment le linking, les partenariats, l’epub/branding, de manière à associer des objectifs de trafic et de visibilité naturelle
  • analyser les métriques du site Web, déterminer les actions correctives et assurer leur mise en œuvre
  • assurer la mise en œuvre de campagnes d’achat de mots clés (pour des événements ad hoc par exemple)
  • gérer l’emailing, la fidélisation

Quelques récentes discussions m’encouragent à penser que le référencement s’assimile, pour certaines sociétés, à du webmastering/monitoring. Bien sûr, toutes les sociétés ne sont pas matures.

Le référencement naturel n’agonise-t-il pas d’une mort lente au profit d’une logique plus pérenne de webmastering/monitoring ?

La maturité est essentielle pour intégrer le référencement naturel dans une logique de webmastering. Nous en sommes aujourd’hui très loin, ce qui laissera du temps aux agences pour s’adapter. Toujours est-il que le référencement naturel n’est plus, en 2008, une brique que l’on juxtapose en amont et en aval d’une création.

Il y a 3 ans, les agences étaient sollicitées en aval du processus créatif. Aujourd’hui, certains clients matures incluent le référencement en amont. Seulement, dans la mesure où la technique n’est qu’un rouage d’une mécanique plus pérenne et surtout plus marketing, un préalable avant l’éditorial et le linking, la question que je me pose est celle-ci (d’ailleurs, certains d’entre vous la trouveront peut-être inepte) :

Les agences de référencement naturel vont-elles se transformer pour proposer à leurs clients des prestations de webmastering ?

15 commentaires

  1. C’est marrant Arnaud, c’est exactement le genre de réflexion que j’ai en ce moment… vu que je cherche du boulot et que je connais le référencement et que travailler en agence ne semble pas une solution pour moi ! Transmission de pensées ???
    A+

    Commentaire par Laëtitia — 8 juillet 2008 @ 23:40

  2. Heuuuu, pour moi c’est tout bonnement hallucinant que cela ne soit pas la norme.
    Je connais des agences de « référencement » qui font « du conseil » (= on envoie des imprime écran des forums de WRI, même pas remaniés, on balance sur un PDF ce que l’on a copié sur un blog de veille…), ces agences ne vont pas au charbon, ne foutent finalement rien que le client ne puisse faire lui même avec un peu de bon sens et facturent ça au prix du consulting. En s’attribuant les mérites de la réussite, cela va de soi. Bonjour l’arnaque.

    On a tendance à dire que le métier tend à retrouver une logique de stratégie marketing, mais tant que l’on ne se sera pas complètement affranchi de la technique, ce ne sera pas le cas.

    Commentaire par Julien — 9 juillet 2008 @ 16:13

  3. Certaines agences disent qu’avec leur CMS, le client sera dans les 3 premières positions de Google, et ce, sans rien faire, sauf changer une image de temps en temps. Grande classe ! Comment voulez-vous que l’on fasse comprendre un métier quand de tels gougnafiers pullulent ? Bien d’accord avec toi Julien !
    Toutefois, côté client, faire converger le référencement vers le webmastering n’est pas si évident, je trouve. Ils considèrent que ces deux métiers distincts.

    Commentaire par aldbriand — 9 juillet 2008 @ 16:36

  4. Certaines agences disent qu’avec leur CMS… j’ai même vu pire : attendez 2 ans histoire que votre site gagne de la popularité et rappelez nous on vous fera une proposition (Oui c’est vrai) ou mieux en encore vous voulez référencez votre site ok faite un blog
    Enfin pour finir je pense que tu devrais publier un post « ce que les référenceurs ne doivent pas dire…»

    Commentaire par Yassine (référenceur) — 9 juillet 2008 @ 19:50

  5. Ça ne m’étonne pas, le nombre de rigolo que l’on peut côtoyer dans ce milieu, c’est dingue :s

    http://www.julienbagein.com/seo-referencement/comment-reconnaitre-un-seo-charlatan/

    :-)

    Commentaire par Julien — 10 juillet 2008 @ 8:26

  6. Ne ré-alimentons pas le débat des « référenceurs qui font rêver »… mais je suis entièrement d’accord avec vous.

    Je pense qu’aujourd’hui, il faut soit tenir la main aux clients pour qu’ils rédigent leur contenu, soit leur faire directement des propositions…

    Donc oui, le référenceur se rapproche du webmaster. D’ailleurs, une licence est pour référenceur est crée, et ils ne se sont pas trompé.. l’intitulé exacte est « Référeencement et Rédacteur web ».

    Commentaire par Fenetres PVC — 10 juillet 2008 @ 8:40

  7. Le « référencement » est un terme telement générique qu’il est associé à un levier web alors que c’est simplement de la gestion de projet web :
    - identifier les besoins de recherche des internautes,
    - concevoir/organiser/rédiger le contenu adapté à ce besoin,
    - le publier correctement (selon les standards),
    - le tout permet, parce que le contenu est pertinent, d’être populaire.
    Donc au fond le travail de « netlinking » vient pallier le manque de pertinence de contenus et c’est là, la seule véritable différence avec les agences web : les agences de référencement développe la visibilité du site en y faisant référence, pour le reste, on retrouve les mêmes processus (excepté la conception et déclinaison des pistes graphiques, attention je ne parle pas d’ergonomie).

    :p

    Commentaire par Nicolas GALLET — 10 juillet 2008 @ 9:15

  8. Pour enfoncer le clou :
    13 moyens pour reconnaître une mauvaise agence de référencement

    Plus sérieusement, je ne pense pas qu’il faille remettre en cause directement les agences de référencement mais tout simplement les profiteurs qui exploitent l’ignorance des gens sur le sujet. Lorsque j’entends des infamies du style « pour améliorer le référencement de votre site, changez le nom de domaine pour qu’il soit plus parlant et rajouter des balises h1″ en facturant la belle poire 3000e, ça fait vraiment peur… Très peur.

    Commentaire par Ramenos — 10 juillet 2008 @ 13:37

  9. Pour ma part je n’en suis pas (encore) convaincue du passage bénéfique à ce mode de fonctionnement.
    A suivre…
    Merci pour l’article :)
    Bises
    Van

    Commentaire par vanessa — 10 juillet 2008 @ 14:12

  10. Bonjour Vanessa, :-)
    Perso, j’y crois vraiment, car même avec des espaces admin, certains clients vous demandent sans cesse un coup de main dans leurs mises à jour. Pourquoi ne pas externaliser et gérer le webmastering ? A défaut, faire du monitoring ? Et, prendre de la hauteur dans une logique de trouvabilité ?

    Commentaire par aldbriand — 10 juillet 2008 @ 14:43

  11. Bonjour à tous,

    Il est donc temps de monter un nouveau type d’agence orienté webmastering (si cela n’existe pas déjà d’ailleurs ?) Un beau local climatisé au fin fond de l’inde ?

    Mr Robert

    Commentaire par Mr Robert — 11 juillet 2008 @ 8:32

  12. Si tu parles de référencement naturel, tu ne peux parler de l’achat de liens. Le référencement naturel n’est pas naturel mais sponsorisé lorsque tu achètes des liens, que ce soit des liens en dur pour tromper les moteurs de recherche quant à la popularité réelle de la page référencée ou par la publicité via des régies classiques (dont Google AdWords, Yahoo! Search Marketing et autres acteurs du secteur).

    Maintenant, non, je ne pense pas que le référencement naturel s’oriente nécessairement vers le webmastering. En revanche, je pense que le référencement naturel va s’orienter vers une activité d’attaché de presse, car c’est bien de cela qu’il s’agit, à ceci près que la cible n’est pas nécessairement humaine, mais informatique, puisque le but d’un référencement naturel vise bel et bien à apparaître dans les premières positions de résultats sur des mots-clés donnés sur les moteurs de recherche.

    Or, les attachés de presse n’interviennent pas en amont, mais en aval d’un produit, d’une marque ou d’une entreprise. Ils ont un travail qui s’inscrit dans l’amélioration de la visibilité d’une marque ou d’une entreprise, mais n’interviennent nullement dans l’élaboration de la marque ou la stratégie d’entreprise. Là, ce sont d’autres métiers qui interviennent, comme ceux du marketing et autres conseils les plus divers.

    Commentaire par Martin — 12 juillet 2008 @ 2:06

  13. Merci Martin pour le commentaire ! Le référencement naturel ne va sans doute pas s’orienter « nécessairement » vers le webmastering, je pense notamment aux grands comptes, qui veulent gérer leur réputation et leur visibilité. C’est aussi plus facile d’écarter un prestataire en cas d’échec. Par contre, pour des PME, une logique de webmastering me paraît une voie à explorer, par le biais du temps partagé.
    Ensuite, je me suis sans doute mal exprimé, je ne parle pas d’achat de liens mais de location, et si, j’inclus cela dans le référencement naturel. En fait, pour être honnête, je n’ai jamais été un grand fan du terme « référencement naturel », je préfère le mot « visibilité » ou « trouvabilité ». Le but de chaque société est de faire parler d’elle à ses cibles, louer du lien s’assimile donc à de l’achat d’espaces. Et, donc, pour moi, le « référenceur » doit être un mesure de développer de tels partenariats marketing. Enfin, ce n’est que mon avis, qui changera peut-être dans l’avenir. Merci en tout cas pour ton commentaire enrichissant, je n’avais pas pensé aux agences de presse, qui prennent également part à la danse.

    Commentaire par aldbriand — 12 juillet 2008 @ 10:59

  14. « (…) une logique de trouvabilité ? »
    Arnaud ! Voyons !
    Ne subissez pas à votre tour l’attaque des néologismes ! ;-)

    Commentaire par Philippe — 19 juillet 2008 @ 18:40

  15. Tiens je relis cette note du coup et ça me fais sourire ^^

    Commentaire par frugovan — 6 novembre 2008 @ 22:17

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