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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Une description cocasse made in Google / 21 juin 2008

Quelquefois, Google nous fait des descriptions cocasses, il va piocher les termes dans le contenu de la page, et nous sert un snippet qui fait sourire.

Voilà, c’est tout, je n’ai pas grand chose de plus à ajouter, il fait trop beau pour rester papoter avec Google.

Bonne semaine à tous ceux qui passent par ici !

Pourquoi Google ne devrait pas sanctionner l’achat de liens ? / 16 juin 2008

Parce qu’il ne peut les identifier, tout simplement.

J’aime ce moteur, et pour l’instant, il me le rend bien. Savoir lui parler, c’est savoir être patient, et ne pas trop le brusquer en cas d’optimisation technique et éditoriale.

Comme certains d’entre vous, il m’arrive de « louer » (le terme « achat » me déplaît dans la mesure où l’espace n’est jamais garanti à vie) du lien. Comme pour de la location d’espaces (branding), la location de liens textuels et/ou images est un excellent moyen de faire progresser la visibilité naturelle d’un site Web. Et, sa notoriété !

La location de liens crée de la pseudo-spontanéité

Je ne vois pas comment Google pourrait le détecter … Même avec une équipe plus importante de « quality raters », les liens sont indétectables : de simples a href avec un intitulé varié et des destinations différentes, le tout pour créer de la pseudo-spontanéité.

Aux Etats-Unis, de nombreux confrères se sont engouffrés dans cette brèche. On les appelle les « smart link brokers ». Est-ce mal ? Evil ? Les résultats sont-ils biaisés par le manque de scrupules de certains référenceurs professionnels ? Je pense, pout tout vous dire, que la mobilisation d’un budget de location de liens nécessite de bien qualifier la cible : le site Web et sa thématique, son TrustRank, son PageRank, la page où se négocie le lien et le thème, le nombre de liens sortants, etc.

Le lien, un espace de publicité ?

Est-ce qu’un client acceptera de payer si le lien est de mauvaise qualité ? Est-ce qu’il acceptera de payer si la location de lien ne vise que le positionnement, au détriment du trafic utile généré ? Je serais tenté de penser que le lien n’est qu’un espace de publicité, et que se soustraire de Google est une excellente chose.

site du fabricant de structures gonflables publicitaires, d'arches gonflables et kakémonosComment peut-il séparer le bon grain de l’ivraie ? Il ne ferait que pénaliser des sites Web innocents. Sur le blog epokhe, je propose des liens-images non sponsorisés (le rooibos Arbadea, les arches gonflables Cairn, les objets publicitaires A3Com Etik et le magazine du développement durable Terra Economica).

site de vente en ligne de thé rouge rooibos Arbadea, boites à théAucune de ses sociétés ne me payent ! Je n’en ai pas envie, seulement, pourquoi me croire ? Qu’est-ce qui m’empêcherait de contractualiser un partenariat de 3, 6, 9 mois avec l’une d’entre elles, pour me rémunérer 100, 200 €uros ? Rien, ni personne. Et, Google, pas plus que les autres. A moins qu’il est accès à ma déclaration fiscale 2042.

Si Google décidait de me sanctionner, alors il jetterait le bébé avec l’eau du bain …

Certains d’entre vous ont-ils des expériences à partager sur ce sujet ?

Les données convergentes / 15 juin 2008

Depuis que Google domine le monde du search, le mot clé représente la grammaire moderne. Au départ les internautes tapaient un terme clé, générique, peu ou prou qualifié.

Aujourd’hui, l’expérience et la frustration des internautes les amènent à requêter des expressions de 2 à 4 termes. Le travail du référenceur s’en trouve donc facilité. Les chaînes de caractères « in the site » et « off the site » (liens référents) sont plus longues, le référencement devient plus « facile », dirais-je, et aussi plus intéressant.

Quoiqu’il en soit, le constat des 10 dernières années reste le même : le mot clé reste la colonne vertébrale de la recherche Web. A en croire Radar Networks, la société du visionnaire Nova Spinack, le Web sémantique commence à pointer le bout de son nez. Le seul hic, c’est qu’il va falloir structurer l’ensemble du Web, lequel s’assimilera à une énorme base de données ouverte. Il parle, à cet effet, de Web 3.0, qui précèdera la recherche raisonnée.

Priorité à l’évaluation manuelle et aux liens éditoriaux

Alors qu’en 2008 Google accorde de plus en plus d’importance à l’évaluation manuelle (avec une équipe de « quality raters » plus importante) et à la valeur des liens éditoriaux, de nombreuses questions s’offrent à nous :

  • avec la percée fulgurante de Google Analytics, les métriques Web font-elles entrer dans la danse ?
  • avec l’outil Google Webmaster Tool, quelles données vont être exploitées pour améliorer la pertinence des résultats ?

D’autres données vont s’immiscer dans le quotidien des marketeurs. Avec plus d’un million de serveurs, les enjeux de Google ne sont sans doute plus dans le search. Avoir autant de serveurs, c’est utile pour apporter un délai de réponse inférieur à 1 seconde, et c’est également intéressant pour s’engouffrer dans l’analyse. Google est-il un moteur de recherche ? Ou, a-t-il toujours voulu être une société de datamining, avec le search comme simple produit ?

Le référencement naturel ne sera plus maîtrisable

Va-t-il faire converger les données ? Et, quelles seraient-elles ? Je pense notamment à :

  • l’évolution des données statistiques (une hausse soudaine de visites, liée à un billet ou une ressource pertinente, un bon taux de rebond associé à un mot clé précis), avec Google Analytics
  • une augmentation des liens référents, avec Google Webmaster Tool
  • une hausse du nombre d’abonnés RSS, avec FeedBurner

Toutes ces données, prises isolément, ne peuvent sans doute pas être interprétées de manière pertinente. Par contre, de telles données, si elles convergent dans l’analyse et l’interprétation, peuvent contribuer à davantage de pertinence des résultats, pour le plus grand bonheur des internautes. Don’t be evil, comme ils disent chez Google

Les qualités d’un bon titre / 3 juin 2008

votre aggrégateur est votre porte d'entrée sur le WebCe titre peut sembler anodin ou facile, seulement, il ne l’est pas. Avec l’avènement des flux RSS, la porte d’entrée du Web, votre porte d’entrée, est de plus en plus votre lecteur ou aggrégateur. Que vous soyez Netvibes, PageFlakes, ou je ne sais quoi d’autre encore, votre lecteur représente souvent aujourd’hui le hall d’entrée de votre expérience Web.

Gageons que la tendance va se confirmer dans les prochaines années, que les early adopters seront rejoint par une meute de plus en plus nombreuse d’internautes.

Un titre, la poignée de votre porte d’entrée

Ouvrez votre Netvibes, et admirez les titres de vos flux. Quand ceux-ci sont trop longs, votre œil scanne difficilement les informations.

Du coup, en fouinant à droite et à gauche dans les coins et recoins de mes flux, j’ai rassemblé quelques éléments importants pour assurer une meilleure lisibilité et efficacité de vos titres :

  • Des titres courts, concis (7 mots, j’essaye de tourner autour) et nerveux.
  • Des titres informatifs (endossons la casquette du journaliste).
  • Des titres incitatifs (cette fois, je suis référenceur/marketeur).
  • Des titres sans questionnement. Françoise Giroud estimait que le journaliste est là pour apporter des réponses, et qu’un titre interrogatif est par conséquent dissuasif pour les lecteurs. Et, pourtant, nombre de titres à la forme interrogative foisonnent sur le Web.
  • Des titres précis et non elliptiques, c’est-à-dire ponctués de sous-entendus.
  • Des titres originaux, ce qui nécessitent peut-être de maîtriser son sujet, afin d’être en mesure de prendre du recul/de la hauteur.
  • L’utilisation éventuelle de nombres, lesquels permettent de calibrer un périmètre à l’article (exemple de billet sur epokhe : les 12 astuces pour le référencement des images) pour espérer transformer son billet en hameçon (cf. linkbaiting).
  • L’utilisation de la forme active, plutôt que la forme passive. L’affirmation concourt à plus de nervosité que la négation, ce qui nous amène aussi à proscrire les adjectifs et les adverbes.

Penser à l’écriture créative

Ecrire pour vos lecteurs, réécrire pour les moteurs, et structurer pour l’ensemble

Dans la mesure où le titre de vos pages (balise title) et la balise structurante de titre de niveau 1 H1 demeurent les éléments éditoriaux les plus importants, pour vos lecteurs et les moteurs, les travailler avec soin devient aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, une nécessité.

Après le titre, il ne vous restera qu’à écrire, réécrire et structurer votre contenu. Et là, seriez-vous de ceux qui s’engagent dans l’écriture créative, celle qui capture l’émotion des lecteurs et les incite à entrer dans l’action ?

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page