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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Le référenceur se mue en rédacteur Web / 6 mai 2008

Les métiers de référenceur et de rédacteur doivent se parler et s’apprivoiser … Certes, Google n’est pas votre premier lecteur, seulement il influence notablement l’orientation des contenus éditoriaux. Alors que le référencement devient social, que l’objectif n’est pas de positionner un site Web, mais de fidéliser son audience, certaines agences communiquement déjà sur la mue de leur coeur de métier.

logo de l'agence SynodianceC’est le cas de l’agence Synodiance, à Nantes, qui a décidé de mettre en place un pôle dédié au contenu. « L’idée est de proposer à nos clients des contenus récepteurs ou générateurs de trafic : réseaux sociaux de marque, widgets, mini-sites… », présente Christophe Rozuel.

logo de l'agence ApositionA Paris, l’agence de reférencement Aposition cherche également un chargé de référencement avec les spécialités suivantes :

  • Rédacteur web
  • Netmarketer / analyste SEM
  • Buzz marketer / chargé de partenariats
  • Intégrateur web / spécialiste code valide – accessible
  • Spécialiste mesure d’audience / web analytics

L’année 2008 semble être l’année de la mue du métier de référenceur. Déjà qu’il n’est pas facile de trouver des profils techniques et marketing, si, en plus, le mouton à cinq pattes et deux ailes doit posséder des qualités rédactionnelles, alors les agences vont devoir se battre.

Un pôle « formation au référencement »

Avec la difficulté de mise en place d’une stratégie de linking, la formation est sans doute une brèche intéressante pour les agences webmarketing. Synodiance crée donc également un pôle formation et un pôle outsourcing.

Je trouve ces initiatives intéressantes, avec des chiffres qui donnent le tournis : l’agence Synodiance annonce un chiffre d’affaires 2007 de 3,7 M€ avec un résultat net de l’ordre de 10 %.

Les équipes de SEO vont se fragmenter avec des profils très spécialisés : des équipes techniques, des rédacteurs ou link baiters, des link builders, et tout le monde devra être capable de se parler, en pensant au client. Le « in-house » SEO (l’internalisation du référencement, ou la mise en place de collectifs SEO spécialisés, à l’image des journalistes-pigistes) a-t-il de beaux jours devant lui ?

Source : Com & Médias. Je n’ai aucun lien avec les agences Synodiance et Aposition, qui sont des concurrents de l’agence de search marketing qui m’emploie, Intuiti.

10 commentaires

  1. C’est vrai qu’il y a un éveil des consciences autour de la problématique « édition web » (je préfère ce terme à celui de « rédaction web », qui me semble trop réducteur (mais pas péjoratif, je précise ;-) ). J’ai moi-même intégré, au début de ma « carrière » de concepteur-rédacteur, une agence orientée web qui m’a formé au seo. Ce devient, dans le métier, une compétence indispensable, même s’il s’agit encore d’éduquer une bonne partie de la clientèle. Et je te rejoins quand tu parles de « mouton à cinq pattes et deux ailes » : cumuler compétences rédactionnelles et marketing est déjà un bon pas, alors si la technique (je pense à l’intégration web) s’en mêle… On a du boulot devant nous :-/

    Commentaire par Ange — 6 mai 2008 @ 9:25

  2. Pour moi, le référenceur a toujours du avoir un rôle de rédacteur web. Aujourd’hui, apparemment, le secteur pousse à une spécialisation des profils… mais jusqu’où est ce que ça va aller ?

    Il y a t il suffisamment de marge sur le secteur pour pouvoir se spécialiser à ce point ?
    Comment un homme qui n’est pas du tout du métier peut parler de quelque chose qu’il ne connait pas ? Il est très difficile de créer du contenu à partir d’éléments technique… et souvent les profils techniques n’ont pas une grande affinité avec la littérature….

    Commentaire par Wanted — 6 mai 2008 @ 9:38

  3. Merci pour ce commentaire Ange. C’est un peu comme dans beaucoup de domaines : ce qui serait bien, c’est une personne qui intègre, met en page, rédige, corrige les fautes, référence, structure, analyse, etc. pour 1 000 €uros par mois. Je plaisante un peu, mais rit jaune quand je vois certaines annonces. Je crois savoir que tu connais Sylvain Guéguen, qui a lancé récemment son blog Akostic. J’aime beaucoup ton blog, ta « mise en texte/page » est très agréable pour l’oeil. J’aime aussi ton contenu.

    Commentaire par aldbriand — 6 mai 2008 @ 9:41

  4. Au début j’ai cru qu’il s’agissait de 5 postes recherché chez Aposition. Donc je vous rejoins totalement sur le « mouton à cinq pattes et deux ailes » et je rajouterais qu’il doit bien sur se tondre tout seul…
    Je dois être old school mais « spécialiste » veut dire focalisé sur un métier. Et demander un spécialiste dans 3 ou 5 compétences, ça fait beaucoup…
    Sinon pour le merge entre référenceur et rédacteur, je suis d’accord avec Ange, un rédacteur doit avoir une formation seo.

    Commentaire par Vince — 6 mai 2008 @ 9:48

  5. « Un rédacteur Web doit avoir une formation SEO ». Complètement d’accord. :)

    Commentaire par aldbriand — 6 mai 2008 @ 10:28

  6. Dire que ‘Les métiers de référenceur et de rédacteur doivent se parler et s’apprivoiser’, je suis d’accord : c’est évident. Mais entre ’se parler’ et ’se transformer l’un en l’autre’ il y a une énorme marge ! Ce sont deux métiers différents. Je pense qu’il faut foutre la paix aux rédacteurs et les laisser produire les contenus riches et abondants qui intéresseront le public. Mais il faut des SEO pour passer derrière et réécrire pour rendre le tout justement SEO-friendly. Le rédacteur doit abandonner une partie de ses prérogatives (accepter de voir son texte re-travaillé) et le SEO doit entendre quelque chose aux contenus pour ne pas déformer ce sur quoi il travaille.

    Commentaire par Le Portail du Web — 7 mai 2008 @ 9:19

  7. Je partage tout à fait le point de vue du camarade ci-dessus, en rajoutant même un niveau, celui du marketeur qui va donner le brief au rédacteur : en BotB, quand il s’agit de vendre des produits techniques la connaissance du couple marché/produit est indispensable.
    Le rédacteur doit disposer d’un cadre précis pour savoir quelles sont les attentes et les besoins du futur lecteur.
    Philippe

    Commentaire par Philippe — 7 mai 2008 @ 10:04

  8. J’entend ce que dit Le Portail du Web, et je suis d’accord. Par contre, ce n’est pas facile de faire travailler ensemble deux profils qui s’empiètent …

    Ecrire pour informer, écrire pour vendre, et écrire pour la visibilité !

    Difficile d’accepter de voir son texte retravaillé. Pourtant, il va falloir y venir … Les agences éditoriales vont devoir embaucher des SEO, et les agences de référencement des rédacteurs.

    Commentaire par aldbriand — 7 mai 2008 @ 12:54

  9. @aldbriand
    J’adore ta formule ‘Ecrire pour informer, écrire pour vendre, et écrire pour la visibilité !’ qui synthétise superbement ce que dit Philippe (le rédacteur, le marketeux, le SEO).
    Très juste aussi de parler de ‘profils qui s’empiètent’…

    Fred

    Commentaire par Le Portail du Web — 7 mai 2008 @ 18:35

  10. @aldbriand,
    Merci pour ton feedback sur le Blog du CR :-)
    Oui, je connais Sylvain avec qui j’ai eu l’occasion de discuter sur Skype, mais aussi de pratiquer le guest-posting. Bonne expérience à renouveler.
    Evidemment, quand je dis que j’ai une formation SEO, cela ne signifie pas que j’ai les compétences d’un technicien du référencement. Je maîtrise les bases nécessaires à une optimisation des contenus pour l’indexation et le référencement… Je ne prendrai pas la place (et je n’en ai pas envie) d’un expert en référencement. Chacun son métier, comme le dit Le Portail du Web, l’un et l’autre ont beaucoup à partager. Ce qui n’empêche que c’est au rédac (ou éditeur web) de rendre ses contenus SEO-friendly : c’est le principe même de l’édition web, qui doit faire un compromis entre utilisabilité et « réactivité » (aux moteurs) de l’information. Entre autres. La preuve en est des formations naissantes autour de l’édition multimédia, en écoles ou universités : leurs objectifs sont clairs (cf Ingémédia, par exemple).
    @ Vince : « il doit se tondre tout seul », pas faux :D

    Commentaire par Ange — 12 mai 2008 @ 8:38

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