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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

La part de marché de Google en Chine / 27 janvier 2008

Part de marché de Baidu 62, celle de Google 20%Selon le Centre d’Information du Réseau Internet Chinois, la part de marché du moteur de recherche Baidu atteint 62%, contre 20% pour Google (en janvier 2007).

D’après l’étude d’Enquiro, en 2002, le gouvernement chinois a officiellement détourné le domaine Google.cn pour rediriger le trafic vers Baidu, qui, à l’époque, approuvait la censure dans les pages de résultats. Ce détournement a donc forcé l’exposition du moteur chinois alors que le marché était encore naissant.

Une chose est certaine : Google est la coqueluche de Wall Street, ce moteur est un pur produit occidental, et représente donc une menace.

Le message est clair : ce qui vient de l’Est est meilleur.

L’étude d’Enquiro nous indique notamment que les serveurs de Google sont instables, encombrés et soumis à des pannes. De plus, dans la mesure où Baidu est chinois, ce moteur est mieux placé pour comprendre les concepts linguistiques. Comme le dit Robien Li Yanhong, le président de Baidu, la Chine respecte son héritage et se méfie de tout ce qui n’est pas chinois. La recherche n’y échappe pas …

Le Web se séniorise en Grande-Bretagne / 15 janvier 2008

Selon une étude de Nielson Online, de plus en plus de personnes agées (plus de 55 ans) surfent sur le Web. Ils représentent désormais près de 20% des utilisateurs britanniques.

logo NomensaEntre octobre 2006 et octobre 2007, la part des moins de 25 ans a baissé de 29% à 25%, tandis que, dans le même temps, la part des plus de 55 ans a progressé de 16% à 19% des utilisateurs. L’âge moyen des internautes britanniques est passé de 35,7 à 37,9.

Cette étude, réalisée à partir des 100 plus importantes marques, identifia notamment que :

  • le détaillant Marks & Spencer a la population la plus âgée (une moyenne de 46,5 ans)
  • tandis que Miniclip, un portail de jeux pour enfants, a l’audience la plus jeune (âge moyen de 28,1 ans)

Ce qui est intéressant, d’après Alex Burmaster, de Nielsen Online, ce sera de constater si la tendance se poursuivra dans les 12 prochains mois, et si le marketing s’adaptera en termes de services et de produits.

Article de la société Nomensa, intitulé « The maturing Web »

Des recettes publicitaires pour les blogueurs ? / 13 janvier 2008

Le blogueur Zach Brooks empocha le mois dernier (décembre 2007) près de 1,000 dollars avec son blog. Intitulé Midtownlunch.com, ce blog de tout juste 18 mois est déjà lu quotidiennement (l’article du International Herald Tribune mentionne « gets only« ) par environ 2,000 lecteurs. L’idée de ce blog est de proposer à ses lecteurs les bons plans gastronomiques que Zach Brooks découvre lors de ses pérégrinations dans Manhattan (de préférence, des bons plans à moins de 10 dollars, graisseux et servis depuis un camion).

Midtown Lunch Dans le monde, hétéroclite et vaste du blogging, Zach Brooks n’est pas un cas isolé. Il n’est plus rare de voir des blogs dont le trafic avoisine les 2,000 visiteurs quotidiens en gagner presque autant en dollars par mois. Ce qui les aide financièrement à alimenter leur travail d’investigation (dans le cas de Brooks) et d’écriture a un nom : Google AdSense.

Peu de compétences techniques sont nécessaires pour publier un bon blog, ce qui signifie concrètement que quiconque ayant des choses intéressantes à dire peut trouver son lectorat, et ainsi obtenir un revenu complémentaire honorable (ce qui est vrai outre-atlantique ne l’est pas forcément en France, à quelques exceptions près).

couverture du livre de Barbara Cassin - Google-moi, La deuxième mission de l'AmériqueAux Etats-Unis, la dernière étude de Pew Internet and American Life Project montre que près de 39% des utilisateurs lisent des blogs, soit près de 57 millions d’américains (contre 12 millions en France). L’exemple de Zach Brooks ne signifie pas que les blogueurs américains, dans leur ensemble, soient plein aux as. En effet, pour chaque blogueur à succès, la meute de blogueurs « sans oeuvre, auto-autorisés » (qualificatifs employés à la page 30 par Barbara Cassin dans son livre « Google-moi, la deuxième mission de l’Amérique ») est immense.

Toutefois, certains blogs, au contenu grisant et bien exposés, attirent des lecteurs, et donc des annonceurs potentiels. Le Web, selon David Hallerman, analyste chez eMarketer, est plus équitable puisqu’il permet à des petites entreprises et des individus de se faire connaître. En quelque sorte, le Web renverse la hiérarchie, dirait Malcolm Gladwell.

BCS GuruA ce titre, l’exemple de Bcsguru.com (classement de football américain) est intéressant. Ancien journaliste sportif avec une formation en statistiques, Samuel Chi publie ses pronostics tous les samedis soirs, prenant ainsi de vitesse les sites officiels, qui publient le dimanche. Entre le samedi soir et le lundi, plus de 4,000 fans se connectent à son site pour apprécier « les pronostics de l’expert ».

Samuel Chi gagna près de 8,000 dollars avec son blog cette saison, sans compter les quelques centaines de dollars que le programme AdSense lui a rapporté.

Ce que l’article de l’International Herald Tribune souligne, c’est que ni Brooks ni Chi n’envisageaient de gagner un lectorat fidèle ; toutefois, lorsque de bons blogs s’adressent à un niche d’intérêt, le bouche-à-oreille se répand rapidement au sein de la communauté.

Pour les annonceurs, de tels blogs représentent des tribunes très intéressantes pour toucher une audience qualifiée, comme c’est le cas des fans de sports, qui se tournent massivement vers les blogs et autres petits sites pour trouver l’information qui les intéresse.

Près d’un tiers des 1,500 sites affiliés à la régie BlogAds gagnent entre 200 et 2,000 dollars par mois, ces blogs faisant entre 3,000 et 50,000 impressions journalières. Certains annonceurs estiment même que l’audience de tels sites est plus passionnée et donc plus intéressante en termes de couverture et d’impact.

Article de l’International Herald Tribune intitulé Ad money begins to trickle in for bloggers

Microsoft offre 1,2 milliard de dollars pour acquérir Fast Search / 8 janvier 2008

logo Fast Search & TransferLe géant Microsoft vient d’annoncer son ambition d’acquérir pour 1,2 milliard de dollars la société norvégienne Fast Search & Transfer ASA, leader sur le marché de la recherche pour les entreprises.

Cette acquisition vise sans doute à renforcer la présence européenne de la firme de Redmond, tout en lui donnant de l’espoir, comme le souligne le blog 901am, de rattraper ses rivaux, Google et Yahoo !.

Jeff Raikes Le président de la division Entreprise de Microsoft Jeff Raikes l’affirme : « Les solutions de recherche pour les entreprises sont indispensables à toute société, pour chaque collaborateur puisse trouver, utiliser et partager rapidement des informations stratégiques ».

Qui peut concurrencer Google, le nouveau moteur Wikia, le moteur collaboratif Mahalo ? J’espère qu’un jour les choses bougeront … logo du moteur de recherche Mahalo

Google est-il votre premier lecteur ? / 5 janvier 2008

En référence au billet intitulé « Les rédacteurs Web écrivent des titres ennuyeux pour Google« , je rebondis aujourd’hui en citant l’excellent ouvrage de Joël Ronez, au titre évocateur « L’écrit Web – Traitement de l’information sur Internet ».

Je le cite ci-dessous :

couverture du livre de Joël Ronez - L'écrit WebJoël Ronez, en page 12, énonce que les rédacteurs Web, encore peu impliqués dans la promotion native de leurs contenus, sont sensibilisés à la formule selon laquelle Google serait leur premier lecteur.

Sur le Web, il ne suffit plus de savoir écrire pour un lecteur. Il faut aussi penser aux moteurs de recherche qui vont indexer votre contenu, même si ces derniers sont un moyen et non une fin pour votre message.

Elle est cependant à nuancer, écrit-il : on raisonnerait à l’envers si l’indexation d’un texte passait comme prioritaire sur son contenu. Si ces pratiques sont légitimes dans un contexte promotionnel et concurrentiel fort, elles ne doivent pas s’appliquer dans l’écriture Web au risque de la vider de son intérêt, et d’en faire un outil marketing textuel triste. Néanmoins, l’évolution indiscutable avec Internet est que celui qui rédige ne peut plus se contenter de livrer des caractères bruts à une application. Il doit s’impliquer notamment dans la classification, l’indexation et la fourniture de métadonnées (description, sujet, date, etc.) qui accompagnent son contenu.

Joël Ronez dit notamment que l’écriture Web est une écriture hypertexte (le lien est le sang du Web), cinétique (de mouvement), structurée (très important selon moi d’un point de vue SEO, accessibilité et ergonomique) et vivante. Kilroy et Canivet (commentaires du billet Les rédacteurs Web écrivent des titres ennuyeux pour Google) rejoignent Joël Ronez dans le fait qu’il est possible d’écrire pour l’internaute tout en tenant compte des moteurs. Je les rejoint entièrement.

J’aurais tendance à penser qu’écrire pour les moteurs est une vision à court terme dans la mesure où l’information est consommée, tout comme un produit. Cette information a une durée de vie, et pour Google, sa pertinence décroît avec le temps (notion de fraîcheur de l’information). Comment préserver une bonne visibilité si l’article ou le billet n’intéresse personne. Dans l’avenir, les moteurs vont peut-être/sans doute s’appuyer sur les bookmarks sociaux (del.icio, furl) pour affiner leurs résultats, ce qui laisse croire que l’écriture Web représentera le bras armé de toute stratégie de visibilité, pensée sur le long-terme avec comme priorité le lecteur.

Comment devient-on référenceur professionnel ? / 2 janvier 2008

L’année 2007 vient de s’achever et déjà 2008 s’annonce bien chargée. Depuis un peu plus de 2 ans que je travaille dans le monde du search, l’évolution de mon métier est nette. Le référencement, considéré à cette époque comme un métier un peu ténébreux, mue aujourd’hui constamment vers la qualité Web.

agence Intuiti WebmarketingA l’époque, lors de mon embauche au sein de l’agence webmarketing Intuiti, je n’avais pas forcément une haute estime de mon travail. Le manque de recul sur la profession m’inspirait de l’appréhension, celle de ne pas tenir les objectifs de positionnement. Même si une position n’est jamais garantie, vous essayez toujours de vous donner à fond pour vos clients. Ne pas acquérir ce pour quoi vous êtes payez aurait donc été au premier chef un échec personnel avant d’être celui de mon agence, et donc de mes clients.

Acquérir de la maturité

Ensuite, vous prenez conscience que l’intérêt n’est pas là, pas uniquement. D’autres éléments sont au moins aussi importants, notamment le conseil, qui amène vos clients vers davantage de maturité, et vous aussi par la même occasion.

Il y a deux ans, j’avoue même avoir caché du texte avec la propriété display, agrémentée de la valeur none. Je saupoudrais, sur mes sites personnels, les contenus de la balise span, tout cela pour les placer dans les balises les plus robustes (les hn forcément). Que les pourfendeurs de ce genre de technique et Google, la coqueluche du search et de Wall Street, me pardonnent. J’ai aussi pêché. Par gourmandise uniquement !

Alors, après des expériences dans le conseil à l’export, un passage au sein de la constellation Bouygues et du Groupe TOTAL (la douleur, je vous jure, mais, il faut bien bouffer), le marketing et la communication vous obsèdent toujours. Seulement, faire du marketing pour du marketing n’était pas une finalité. J’ai même débarqué dans une maison d’édition nantaise …. au sein de laquelle les gougnafiers pullulaient. Les petits mensonges de l’activité à compte d’auteur finançait (et finance toujours je présume) l’activité à compte d’éditeur. Le chômage passe donc par là, le RMI aussi. Le côté positif de l’inactivité, c’est le temps précieux dont vous disposez pour vous former au Web. Partant de rien, la nuit est propice à la veille et à l’apprentissage du code.

Le meilleur métier du monde

Rebecca KelleyQuand je regarde en arrière, j’ai l’impression que c’était une autre époque. Et, pourtant, le Web m’a aspiré en 2005, il y a un peu plus de 2 ans. Aucun autre métier (je pense) ne saurait satisfaire ma curiosité. Comme le mentionne Rebecca Kelley, de l’agence SEOmoz, “I have the greatest job in the world”. Référencement, métriques Web, accessibilité, ergonomie, que des sujets passionnants sur des problématiques institutionnelles, e-commerce, de marque. J’espère seulement ne pas me faire larguer par les nouveaux entrants, que l’on voit arriver des écoles de commerce. L’évolution du métier va amener des profils divers (technique, marketing, rédaction) à se parler et s’apprivoiser.

Pénurie de profils interactifs …

D’après CB News, la France se situe en 2ème position pour le nombre de recrutement de profils interactifs. Les compétences manquent pourtant en Europe en ce qui concerne l’e-marketing et l’e-commerce : les critères classiques « bac +5, grande école, 10 ans d’expérience » sont remplacés par « autodidacte, trois ans d’expérience, génie du Web ». Les cabinets de recrutement comme I-ME et les chasseurs de tête comme Elaee changent leurs critères et recrutent sur les réseaux sociaux Facebook, Viadeo, LinkedIn, MySpace et les blogs. Le service de CV enrichi, gestion de carrière et self-marketing DoYouBuzz a sans doute de l’avenir dans un monde numérique où l’identité numérique (cv, blog, etc.) est un élément de stratégie professionnelle, une micro-marque, « a global micro brand »

Et vous, comment avez-vous débarqué dans le monde du search ? Si vous avez un instant, partagez votre parcours.

Cabinets de recrutement spécialisés dans les metiers de la création, de la communication, du marketing :

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