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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Les rédacteurs Web écrivent des titres ennuyeux pour Google / 26 décembre 2007

photo : Paul SahreVos titres de page sont-ils écrits pour Google ?

Alors que le contenu actualisé est roi, les métiers de rédacteur Web et d’expert en référencement doivent aujourd’hui se parler et s’apprivoiser, pour mieux se connaître et comprendre leurs règles respectives.

Le titre de page : accrocheur ou descriptif ?

Un rédacteur Web souhaite, dans son quotidien, un titre accrocheur, un titre qui fait réagir l’esprit, évocateur d’un uinvers et d’images. De l’autre, l’expert en référencement convoite un titre descriptif, accroché aux mots clés qu’il ambitionne indexer.

Le contenu de la page : pour le lecteur ou le moteur ?

Vos mots clés sont-ils costumés ? Pour ce qui concerne le texte lui-même, le rédacteur Web rédige pour les êtres humains. Il écrit sur un sujet et préfère souvent utiliser tous les synonymes possibles pour un sujet précis plutôt que de répéter un même mot plusieurs fois dans son texte. L’expert en référencement, lui, préfère se focaliser sur la structure du texte, ce qu’il nomme techniquement « la structuration de l’information ». Entre les deux, le trublion est représenté par le moteur de recherche, qui préfère digérer les mots clés dans des emplacements de choix : dans le titre, puis au début du texte (le mythe des 100 premiers caractères), puis saupoudré un peu partout dans les paragraphes qui suivent. Ils ont également une préférence pour les mots clés costumés, notamment ceux présents dans des balises de titre, ceux en caractères gras et ceux attachés à un hyperlien.

L’écrit Web, pour les éditeurs, les lecteurs et les moteurs

Dans mon quotidien, il m’arrive souvent de recommander la réécriture des titres de page, tout en travaillant la structuration même du document. L’article du New York Times, intitulé « This Boring Headline Is Written for Google » (cet ennuyeux titre écrit pour Google), est, à ce titre, fort intéressant.

Tout le monde suit la technologie …

Le journaliste, Steve Lohr, nous montre que les journalistes n’écrivent plus pour les éditeurs et leurs lecteurs. Les robots des moteurs de recherche, qui analysent et positionnent les articles dans les pages de résultats, représentent désormais la troisième cible de leurs écrits Web, et non des moindres. En effet, dans la mesure où le trafic d’un site Web provient à 30% des moteurs de recherche, on comprend mieux leur influence croissante dans les sphères journalistiques.

Un robot est aveugle, logique et séquentiel.

Dans la mesure où chaque entreprise est une société de médias, la SEO est en plein boom. La SEO est notamment stratégique pour les sites de e-commerce. Avec un chiffre d’affaires estimé à 1,25 milliard de dollars pour 2007, les prévisions devraient doubler pour 2008. Alors ?

De la même manière, les sites d’informations américains réécrivent les titres de leurs articles et renomment leurs sections :

  • Real Estate devient Homes
  • Scene se transforme en Lifestyle
  • Taste s’étoffe en Taste/Food

Certains sites n’hésitent pas à écrire deux titres, le premier pour attirer les lecteurs, et le second, plus factuel, pour les moteurs de recherche.

The Associated Press limite même les titres de ses articles à 40 caractères, une concession pour les petits écrans mobiles.

Du coup, certains éditeurs pensent que l’écrit Web risque de perdre en créativité tandis que d’autres estiment que ce n’est pas la première fois que la technologie influencera le travail des journalistes.

La technologie influence les professions

Fils télégraphiquesLes journalistes, selon Danny Sullivan, l’éditeur du site de référencement SearchEngineWatch, devront, dans l’avenir, faire de la recherche de mots clés et donc s’adapter aux règles dictées par les moteurs de recherche.

Au 19ème siècle, les journalistes ont appris à utiliser la pyramide inversée (démarche qui consiste à placer en haut de texte les éléments principaux) car il était, à l’époque, coûteux de transmettre des écrits par les fils des télégraphes. Pourquoi n’apprendraient-ils pas à structurer leur texte pour que l’innovation d’aujourd’hui devienne la tradition de demain ? Rappelons notamment, comme le fait le New York Times, que la pyramide inversée est devenue une convention dans les années 1900, près de 40 ans après l’utilisation des réseaux télégraphiques. Cette démarche s’imposa lorsque les journalistes devinrent un groupe professionnel et indépendant.

La tradition d’aujourd’hui est l’innovation d’hier.

La SEO est un outil au service de l’information, elle-même au service du sens commun. Les rédacteurs Web et les experts en référencement seront-ils amis ou ennemis ? De nouvelles collaborations font-elles naître, comme le font certaines agences éditoriales, à l’instar de Dixxit ?

Billet inspiré de l’article intitulé « This Boring Headline Is Written for Google » Je tiens également à souligner que je n’ai aucun lien de près ou de loin avec l’agence Dixxit, que je cite dans ce billet.

Google et les sous-domaines … la préférence de Matt Cutts / 16 décembre 2007

Depuis quelques jours, certains s’émeuvent de la modification de l’algorithme de Google, qui va, dans un avenir plus ou proche, considérer les sous-domaines comme de « simples » répertoires.

Pourquoi ? Pour éviter les abus du référencement, toujours et encore …

Comme pour les pages satellites, le cloacking, les métadonnées (la balise keyword est aujourd’hui à mettre à la poubelle, dommage pour l’approche documentaire), Google sanctionne. Enfin, il va sans doute sanctionner les abus (les sites qui s’affichent avec 7 ou 8 sous-domaines), et il a raison. Espérons que les stratégies raisonnées ne paliront pas des abus.

les sous-domaines de Gap Gemini par paysEn effet, le porte-parole de Google, Matt Cutts, sur son blog, explique notamment sa préférence sur l’arbitrage des langues. Si un site propose deux versions linguistiques (française et allemande), alors sa préférence serait, dans l’ordre :

  1. Des extensions TLDs distinctes, à l’instar de example.fr et example.de
  2. A défaut, des sous-domaines, tels que fr.example.com or de.example.com
  3. A défaut, des sous-répertoires, comme suit : example.com/fr/ ou example.com/de/

Il énonce clairement que, même si deux sites proposent la même approche dans l’idée avec deux sous-domaines, leurs langues diffèrent. L’approche est donc bonne. Heureusement pour Cap Gemini dont la stratégie Web repose à l’international sur des extensions TLDs distinctes et des sous-domaines par langue ! Pour les blogs, l’impact sera également insignifiant, voire nul … rien d’inquiètant donc pour l’instant.

source : l’article intitulé Subdomains and subdirectories sur le blog de Matt Cutts

Ces 9 détails qui améliorent le taux de conversion … / 9 décembre 2007

Dès lors que vous entrez dans un magasin, la probabilité d’un achat est forte, plus forte dans un magasin physique que dans une boutique e-commerce. Pourquoi ?

logo Elastic PathLa réponse aux problématiques réside toujours dans les détails. Par exemple, un processus d’achat simplifié convient mieux aux produits non-impliquants.

Quels sont ces détails qui améliorent le taux de conversion ?

  • Le taux de conversion augmente drastiquement si le processus d’achat comporte entre 2 et 3 pages. Trois semble être le nombre idéal d’étapes pour des achats de moins de 76 dollars, avec un taux de conversation de 6,2%, suivi de sept, deux et cinq étapes. Pour une facture comprise entre 77 et 300 dollars, le nombre idéal d’étapes semble être cinq. Au-delà de 300 dollars, sept étapes semble être le nombre optimal.
  • Le taux de conversion double si des estimations de frais de livraison sont proposées.
  • Le taux de conversion augmente de minimun 30% avec la mise en place de cross-selling dans le processus d’achat.
  • Le taux de conversion augmente si la politique des retours produits est indiquée.
  • Le taux de conversion double si différents moyens de paiement sont proposés. Une alternative est essentielle.
  • Le taux de conversion baisse si un écran de confirmation de la commande est affiché. Certains utilisateurs considèrent, à tort, que cet écran représente une page de confirmation. Dès lors, aucune action n’est entreprise et la commande n’est pas validée. Ceci se vérifie pour les achats non-impliquants, alors que la tendance s’inverse pour des produits impliquants.
  • Le taux de conversion s’améliore si les intitulés de navigation ne sont plus disponibles lors du processus d’achat. Ceci est d’autant plus vrai en ce qui concerne les achats impliquants. Il est préférable de ne pas donner le choix à vos utilisateurs de re-considérer leur décision.
  • Le taux de conversion augmente si le numéro de téléphone est affiché. Il permet effectivement de rassurer vos clients. Ils n’appelleront pas pour autant. Le numéro de téléphone indique simplement qu’il y a quelqu’un de disponible si besoin. Il peut faire la différence entre un achat et un abandon.
  • Le taux de conversion augmente si une adresse physique est indiquée. Si votre marque ne bénéficie pas d’une forte notoriété, vous devez montrer à vos utilisateurs qu’il y a quelqu’un derrière votre boutique e-commerce.
  • D’autres détails comptent plus ou moins (l’utilisation de la technologie Ajax, l’indication des délais de livraison) dans l’amélioration des taux de conversion. Un détail qui ne paraît pas dans l’étude est l’email de confirmation. Quand une boutique, comme Monsieur Poulet, vous envoie un email personnalisé, et que votre client comprend qu’il n’a pas affaire à une machine, cela n’améliore pas le taux de transformation, mais quid du taux de fidélisation ?

L’étude The ecommerce checkout report, Elastic Path

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page