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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Comment ruiner une agence ? / 29 août 2007

The Age ProjectJe viens de tomber sur ce petit site sympathique, dont le principe est de découvrir l’âge des internautes. Passez 10 minutes avec vos collègues sur un tel site, et vous ruinez votre productivité pour la journée ! C’est la reprise … alors faut pas trop pousser !

Dans la publicité … / 7 août 2007

Du contenu viral vu et revu, avec sa légende … toujours un délice à consommer sans modération.

Dans la publicité, on n’a pas de curiculum vitae, on a un book, ou un doss’.

Dans la publicité parfois, il faut coucher pour y arriver, mais parfois non.

Dans la publicité quand on mange un yaourt on pousse des petits cris oh oh, comme si on avait un orgasme, on y croit.

Dans la publicité y’a pas de gros, y’a pas de vieux, pas de noirs pas de blancs, pas de riches pas de pauvres, ya que des minorités à fort pouvoir d’achat. On appelle ça aussi des cibles.

Dans la publicité, on a tous des baskets, quand c’est la mode des baskets.

Dans la publicité, on dit qu’on travaille dans la com’. Dans la com’, on ne dit rien.

Dans la publicité, on ne montre pas beaucoup de vieux. Parfois, exceptionnellement, on montre des seniors, mais c’est pas pareil, eux ils consomment.

Dans la publicité, il ne faut pas être talentueux, il faut avoir des connaissances. Et pour avoir des connaissances, il faut être rigolo, et faire des blagues, en parlant fort.

Dans la publicité, ce qui nous différencie des artistes, c’est qu’on n’est pas des artistes.

Dans la publicité, un déodorant ne pue pas, il sait révéler la force de son caractère. Ce qui n’est pas pareil.

Dans la publicité, il y a plein de directeurs. Y’a le directeur artistique, le directeur conseil, le directeur de clientèle, le directeur de prod, le directeur de création, le directeur financier. Les autres, euh, c’est des stagiaires.

Dans la publicité, on a le droit de mettre les pieds sur la table, parce qu’on est dans la publicité.

Dans la publicité, tout le monde de partir travailler dans une action humanitaire. En attendant, personne ne le fait, parce que le bénévolat ce n’est pas encore assez bien payé.

Dans la publicité, nos voisins de bureau sont des créatifs, des planneurs, des TV prods avec qui ont fait des briefs et des plann-boards, des PPM, et c’est génial.

Dans la publicité, pour susciter le plaisir de la consommatrice, on lui met des filles nues, parce que dans la publicité, on n’est pas à une contradiction près.

Dans la publicité, on se tutoie, parce que de toutes façons on n’a jamais vu quelqu’un de 22 ans vouvoyer quelqu’un de 23 ans.

Dans la publicité, on est mal payé, alors on joue à des jeux vidéos ou au baby-foot plutôt que de travailler.

Dans la publicité, on n’est pas tous mal payés, certains sont extrêmement bien payés mais on ne sait pas qui c’est parce que de toutes façons tout le monde joue aux jeux vidéos ou au baby-foot.

Dans la publicité, on utilise le mot appétant.

Dans la publicité, on commence à travailler à 10 heures du matin, et 10 heures du matin, dans la publicité, c’est tôt.

Et dans la publicité, on utilise aussi le mot aspirationnel. Faut dire que dans la publicité on aime bien rigoler.

Le RSS s’immisce dans la communication d’entreprise / 6 août 2007

Le métier des agences de relations presse doit suivre avec une certaine attention la déclaration du président de Sun Microsystems, Jonathan Schwartz, qui vient d’annoncer sur son blog que sa société publiera ses résultats financiers par le biais du flux RSS du Site Web de Sun.

portrait de Jonathan SchwartzIl a demandé notamment aux agences de relations presse qui travaillent pour Sun de se préparer à un changement mineur, mais toutefois symbolique. Le flux RSS sera disponible 10 minutes avant l’envoi aux agences des communiqués.

Selon le principe de « Fair Disclosure« , Sun informera l’ensemble des intéressés, y compris la SEC, simultanément.

La démarche de Sun est-elle annonciatrice d’une (r)évolution dans la communication d’entreprise ?

Pourquoi les blogueurs australiens sont-ils sous representés ? / 3 août 2007

Dans un article intitulé « The lost art of blogging » (l’art perdu du blogging), Graeme Philipson, du Sydney Morning Herald, pointe du doigt la blogosphère australienne.

Cela fait notamment référence à l’étude sur le Web 2.0 de Digimind, qui présente une cartographie du nombre de blogs dans le monde, et selon laquelle l’Austalie fait figure de parent pauvre.

coucher de soleil sur UluruSur les 25 000 blogs les plus influents au monde, 9 000 sont rédigés en anglais, et 75 sont d’origine australienne. Seulement, il y a 420 millions de locuteurs dont la langue maternelle est l’anglais. Avec une population de 21 millions, l’Australie représente 5% de ces natifs. Et, avec 75 blogs influents sur 9 000, la blogosphère australienne ne représente qu’un seul petit pour cent des blogs en langue anglaise. Cette « communauté est donc nettement sous-representée.

Parmi les raisons invoquées, et à part le manque de bande passante, qui ralentirait les connexions, et donc le surf, le journaliste Graeme Philipson estime que le mode de vie de la population australienne et sa culture isolationiste explique en partie cette sous-représentation. Les australiens vivent dehors, pratiquent beaucoup de sport, et sont donc moins enclins à des activités intérieures, à l’instar du blogging.

D’ailleurs, est-ce un problème si les australiens bloguent moins ? Pas sûr. Graeme Philipson estime que la blogosphère est « a sea of dross«  (un océan de détritus). Il n’a pas totalement tort, mais pas tout à fait raison non plus. Comme le disait Georges Sand, « l’homme est bon et mauvais. Mais il est quelque chose encore : la nuance, la nuance qui est pour moi le le but de l’art ». Pour qualifier la blogosphère, la nuance nous est sans doute également utile …

Meg Tsiamis propose sur son blog l’index des 100 blogs australiens les plus influents. Et, le premier n’est autre que Problogger.net.

Tu fais quoi dans la vie ? Cela dépend … / 1 août 2007

Alors que Rebecca Kelley, de l’agence SEOmoz, n’arrive toujours pas à se faire comprendre de sa famille, dont les membres pensent toujours qu’elle travaille pour Google, je suis persuadé que certains et certaines d’entre vous ont déjà connu les mêmes déboires : comment présenter son job, et s’adapter à la personne à qui vous parlez ?

Fermeture Eclair Vous arrivez dans une réunion de famille, et là, un oncle, ou une tante, peu importe, vous demande ce que vous faites dans la vie … Bien en peine, vous lui dites que vous bossez sur Internet. Selon les interlocuteurs (amis, famille, les rencontres du hasard), votre réponse varie sans doute. Pour mes grands-parents, par exemple, c’est plus simple de dire que je crée des sites Internet. Là, c’est concret, tangible, et donc « matérialisable intellectuellement ».

« Arnaud est dans l’informatique. Il créé des sites Internet. »

Soit je bosse sur Internet, soit c’est plutôt « Arnaud est dans l’informatique ». Je comprends les raccourcis, c’est plus facile, notamment, pour ma sœur, de dire « mon frère, il bosse sur Google, pour être en première page ». Sans acrimonie, ou une quelconque ironie, c’est sans doute parce que Google est la fermeture Eclair de l’Internet que ma famille et mes amis assimilent mon job à ce moteur de recherche.

Par contre, pour réparer un disque dur, ou récupérer des données, il faut encore en évangéliser quelques-uns. Pas plus tard qu’hier, on me demandait si je pouvais réparer un disque dur qui venait de « cramé ». Bah non, je connais le web (un peu), mais pas le hard ! Du coup, le billet de Rebecca Kelley m’a vraiment fait sourire. Avec un bon café, il passe tout seul …

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page