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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Le référencement est mort …, vive la qualité Web ! / 20 juin 2007

Dire que le référencement naturel est mort n’est pas une discussion récente, elle fait débat depuis déjà de nombreux outre-atlantique.

Affirmer que le référencement naturel est mort n’est pas nouveau. Cette idée fait débat depuis déjà de nombreux mois outre-atlantique. Des norias d’articles et de billets abondent.

Le problème inhérent à cette affirmation (qui déclenchera sans doute des cris d’orfraie), c’est qu’il n’existe pas de consensus quant au contour du métier, à sa définition.

Vous trouverez d’innombrables définitions, y compris dans Wikipédia, seulement, tous les avis ne convergeront pas dans le même sens.

Pour certains, parler de SEO-friendly est une ineptie. Je serais tenté d’approuver dans la mesure où les sites qui se comportent bien dans les moteurs de recherche tendent tout simplement vers la qualité Web : le respect des standards (avec l’externalisation des surcouches CSS et JS), la hiérarchisation de la structure informationnelle (et le respect de la récurrence descendante), le respect des doctypes, la cohérence des titres et des métadonnées, le maillage interne pertinent entre les pages, etc.

La qualité Web prend sa source dans différentes sphères de compétences : l’accessibilité et l’utilisabilité.

Alors, si le noyau de votre site Web doit tendre vers la qualité (code léger, propre, accessible dans le sens de l’accès à l’information et non pas dans une logique de labellisation, simple d’utilisation, etc.), tout n’est pas gagné pour autant ! La qualité technique doit aller de pair avec la qualité éditoriale (contenus et services clients), ce qui permet de créer de la spontanéité et des liens optimisés (et là, un travail de RP sera sans doute nécessaire).

Jeu de cartesDu coup, la prochaine génération de référenceurs sera sans doute moins technique mais davantage marketing. Le référencement n’est donc pas mort, mais la profession évoluera peut-être vers un clivage plus prononcé entre des profils techniques, dont le travail sera axé sur le noyau technique, et d’autres profils marketing, qui gèreront la stratégie, le contenu ou les actions externes (affiliation, achat de mots clés, netlinking-advertising, etc.).

Les profils transversaux auront sans doute leur carte à jouer dans le conseil, plus que dans l’opérationnel ?

Pour une seule annonce, il n’est pas rare de constater que le profil recherché peut être aussi bien ingénieur que diplômé d’une école de commerce… Il ne faut pas s’étonner que certains postes restent vacants des mois durant….

Malheureusement, le problème ne s’arrête pas au simple recrutement, et une fois les équipes constituées, beaucoup ont du mal à fonctionner. D’un côté, certains profils surqualifiés se retrouvent à faire du référencement de produits toute la journée; alors que d’un autre, des jeunes diplômés inexpérimentés doivent tenir un rythme infernal et assumer des responsabilités trop lourdes.

Quel commerçant aujourd’hui laisserait 20 % de son réseau de distribution entre les mains d’un stagiaire bac+2 ? C’est pourtant ce que font certains annonceurs en confiant leur site e-commerce à des équipes trop jeunes et immatures, sans les qualifications requises. Il ne suffit pas d’avoir des connaissances en HTML et en flash pour gérer une boutique en ligne.

Le Journal du Net : suite du texte de Claire Pichon …

Profil marketing et Internet : oiseau rare ou périmètre mal défini ?

13 commentaires

  1. Article intéressant, et je rebondirais avec le graphique proposé par Temesis sur la qualité web disponible ici : http://www.temesis.com/

    Le véritable métier d’une agence de référencement est la gestion de contenu. Les moteurs de recherche indexent des documents, donc trois axes de développement (toujours les même) sont à exploiter :
    - permier et seul véritable critère le contenu (organisation et rédaction)
    - publier le contenu (technique)
    - faire en sorte que ce contenu soit celui de référence (développement de popularité)
    Sachant évidement qu’on retrouve ses trois axes dans le précédement schéma : contenus, technique et perception permettent une bonne visibilité

    Commentaire par Nico — 21 juin 2007 @ 10:05

  2. Tout à fait d’accord ! D’ailleurs, j’ai emprunté le terme « qualité Web » à Temesis. Il cristallise, à mon sens, la voie à suivre. Faire de la qualité, c’est faire du référencement sans le savoir, enfin, en considérant le noyau du site. Les points de contrôle AccessiWeb sont, à ce titre, une source d’enseignement importante.

    Commentaire par aldbriand — 21 juin 2007 @ 10:34

  3. Très bon article , je partage ta vision a 100% . Auditez le référencement d’un site revient à auditer sa qualité , son accessibilité .

    Finalement, les moteurs de recherche n’ont qu’un seul objectif: vérifier la qualité d’un site .

    Historiquement; on appelle le métier référencement car il était plutôt centré sur la soumission dans les annuaires mais aujourd’hui on peut positionner un site avec très peu de liens externe. (des « référents »…). On est de moins en moins centré sur la création de liens et de plus en plus sur l’optimisation technique de contenu dans un premier temps (avec les standards W3C) et éditoriale (éviter les vieux réflexes de la communication TV & Papier).

    Commentaire par Aurélien — 21 juin 2007 @ 11:24

  4. Et, si le référencement évolue ainsi, la profession devient perméable aux yeux des autres acteurs (développeurs, intégrateurs, graphistes, etc.). Pas facile, je trouve, de passer du référencement vers l’accessibilité numérique. Certaines agences ne le comprennent pas. Les experts en accessibilité Web ont sans doute de beaux jours devant eux, notamment ceux dont l’expérience leur permet de se détacher des critères pour déployer une méthodologie.

    Commentaire par aldbriand — 21 juin 2007 @ 18:00

  5. Mélanger référencement et respect des standards, ça me fait bien marrer. Et les critères off-page on en fait quoi ? ah oui ça aussi ça ne sert plus à rien, c’est bien ça ?

    Ne cantonner pas le référencement à analyser la qualité d’un site web en terme d’accessibilité ou d’ergonomie, c’est peut-être un plus mais c’est pas suffisant. Les critères off-pages sont primordiaux surtout pour mon pote Google.

    La qualité d’un site web ne se limite pas à son accessibilité, de nombreux sites ne sont pas accessibles et pourtant se positionnent extrêmement bien et sont visibles.

    Accessibilité est un sujet à la mode that’s all… Tables ou CSS, c’est du vent. Contenu unique utile à l’internaute et backlinks, y a que ça de vrai.
    L’accessibilité doit être mise en place pour les utilisateurs pas pour les robots. Cela fait normallement parti du job des créateurs de sites de faire des sites accessibles. C’est parce que ces gars-là font mal leur job que le référenceur doit intervenir à ce niveau.

    P.S. : Aurélien, oui tu peux positionner un site avec peu de liens si ces liens sont dans la même thématique, mais ça ne suffit pas dans certains cas de thématiques concurrentielles.
    Exemple : va positionner un site sur le mot-clé référencement sur google.fr avec tes 200 liens qualifiés. tu n’atteindra même pas la page 2. Par contre si tu colles 20000 liens issus d’ip différentes…

    Commentaire par Deesse — 27 juin 2007 @ 14:34

  6. Dommage de prendre de la hauteur ainsi ! Perso, cela ne me fait pas marrer de mélanger référencement et respect des standards, et non, l’accessibilité n’est pas un sujet à la mode, mais une empathie à l’égard des utilisateurs. Je n’ai pas écris que les critères off-the-site étaient inutiles, bien au contraire ! Et, franchement, quel est l’intérêt de se positionner sur le mot clé générique « référencement », je ne trouve pas cela pertinent … Tables ou CSS, ce n’est pas du vent. L’impact sur le référencement est certes minime, contrairement à l’architecture informationnelle, qui a toute son importance, mais un flux xHTML/CSS a tout de même des avantages, notamment en termes de poids. Dire que les créateurs sont censés réalisés des sites accessibles est quelque peu ambitieux, d’autant que la réalité sur le terrain est différente. Combien de créateurs de sites Web gèrent à la fois l’accessibilité (prenant en compte TOUS les critères), la charte graphique (qui impacte environ 30% des critères AccessiWeb) l’intégration (qui impacte 30 à 40% des critères AccessiWeb supplémentaires) et le développement. C’est donner beaucoup de valeurs aux référenceurs que de dire qu’ils doivent intervenir en accessibilité. Je remarque simplement que tout le monde n’a pas la même vision du métier, et que l’humilité est une valeur essentielle, surtout quand on traite avec Google. Humilité, patience, empathie.

    Commentaire par aldbriand — 27 juin 2007 @ 14:58

  7. C’est bien ce que je dis dans mon message mais sur le ton de l’agacement c’est vrai et je m’en excuse (ton titre le référencement est mort m’a fait bondir), j’arrête pas de voir ce genre de topic, articles… en ce moment.
    Le référencement n’est pas mort, le référencement évolue, les techniques du passé fonctionnent toujours, ce qui change c’est l’utilisateur qui devient l’élement central dans le référencement, c’est lui qui bookmark, qui ajoute tel ou tel flux à son feedburner, l’utilisateur personnalise sa page google, envoie des videos sur youtube… à côté de ça le mass linking fonctionne à fond, le spam est toujours au top, la génération automatique de contenu se perfectionne…. Concernant l’exemple pour le KW référencement, là encore je suis d’accord, peu d’intérêt, sauf que il peut en découler d’autres expressions… et puis c’est toujours bien d’être positionné sur ce mot quand tu proposes ce genre de services. Quel référenceur n’aimerait pas être en première page pour ce KW rien que pour le fun ?

    Au fait, désolé, si j’ai pû paraitre prétentieux, c’était pas le but

    Amicalement,

    Deesse

    Commentaire par Deesse — 27 juin 2007 @ 22:59

  8. Aucun souci Déesse ! Au moins, ce bilet aura déclenché un cri d’orfraie :) . De plus, l’écrit donne souvent une impression de prétention plus prononcée que l’oral. Je crois que nous sommes d’accord. Et pour le titre du billet, effectivement, le référencement évolue avec le « Pensez utilisateurs et non plus uniquement moteurs ! ». Je voulais parler de sa mort clinique au sens du seul « Pensez moteurs ! » que j’avais vu écrit dans une brochure de salon il y a quelques mois, cela m’avait fait également bondir. Merci pour le fil de discussion. Très appréciable. Bon vent à toi Déesse dans les méandres du Référencement :) .

    Commentaire par aldbriand — 28 juin 2007 @ 7:07

  9. @aldbriand : « Les experts en accessibilité Web ont sans doute de beaux jours devant eux, »
    exact !!! surtout lorsqu’ils font du référencement (see membre du GTA :p)

    Commentaire par Nico — 28 juin 2007 @ 21:32

  10. Sans doute, enfin, y’a « expert » et « Expert » avec un -e majuscule. Quand je discute avec certains d’entre eux, je vois que ce domaine d’expertise est beaucoup plus compliqué que le référencement. Dans les deux cas, il y a deux points de convergence : le Travail et l’Humilité.

    Commentaire par aldbriand — 29 juin 2007 @ 8:13

  11. Ce post rejoint un sujet que j’ai déjà vue développée dans un article du JDN. Comme Deesse, je ne suis pas tout à fait d’accord. Il y a trois familles de critères pour que le référencement d’un site fonctionne :
    - la technique : indexabilité et optimisation des contenus
    - les contenus : optimisation sémantique et architecture de l’information adaptée
    - le linking : les facteurs off site
    Sans ces trois éléments : ça ne marche pas !
    Faites un beau site plein de contenus pertinents, dont la construction des pages respecte les standards, mais avec un CMS mal fichu qui multiplie les URLs ou y colle des ID de sessions, vous aurez bien du mal à vous positionner. Faites le même site sans le promouvoir et sans un seul lien entrant… Il ne sera (théoriquement) jamais crawlé.

    Ce qui est vrai, par contre, c’est que les éditeurs de sites (agences ou autres) qui font des sites en XHTML/CSS et prêtent attention à la qualité de leur code sont aussi attentifs aux autres aspects (notamment le choix de la plate-forme de publication) et produisent des sites dont la qualité globale leur permet généralement de mieux se positionner.

    Commentaire par Kilroy — 26 juillet 2007 @ 10:29

  12. Même si les retombées ne se mesure pas directement, la qualité et l’accessibilité ne pourront qu’améliorer le référencement.
    Tout simplement parce que ceux qui y prêtent attention ou qui en ont besoin auront tendance à ajouter plus facilement des backlinks ou à parler plus facilement du site si le dit-site correspond à leurs attentes.

    Je pense donc que dans tous les cas, ca ne mange pas de pain…

    Commentaire par Salon virtuel — 18 décembre 2007 @ 17:45

  13. L’accessibilité, étant intrinsèquement liée à l’ergonomie, simplifie les interfaces au profit des utilisateurs. Cela ne mange pas de pain si l’accessibilité est prise en compte en amont, comme pour un ascenceur.

    Commentaire par aldbriand — 18 décembre 2007 @ 18:26

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