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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

RadioBlog, sous les coups de butoir de la SCPP / 29 juin 2007

L’hébergeur OVH contraint ses clients de retirer RadioBlog.

Ayant reçu cet email lundi 25 juin de la part de mon hébergeur OVH, cet email indique aux utilisateurs de l’outil RadioBlog de le retirer, sous peine de mise en demeure et de suspension.

Bonjour,

Je me permets de vous contacter suite à un courrier de la SCPP (société civile des producteurs phonographiques). Il y est indiqué que vous avez mis sur votre site un ou plusieurs fichiers mp3 à disposition du public sans l’autorisation des producteurs sur votre site http://www.epokhe.com. En l’espèce, il s’agit d’une redirection vers des fichiers hébergés par le site radioblog.

Ces faits constituent une violation de vos engagements contractuels tels que définis par l’article 10 de nos conditions d’hébergement : « Le Client s’engage à ne mettre à disposition du public, à partir de son site hébergé sur les serveurs de OVH, de fichiers sons encodés sous le format MP3 ou autre. Il s’engage également à ne pas inclure sur son site de liens hypertextes et à ne pas faire de redirection de son domaine vers des sites diffusant ce type de service. »

Ainsi que par l’article 4 de nos conditions générales de service : « Le Client s’engage à respecter l’ensemble des prescriptions légales et réglementaires en vigueur, et en particulier celles relatives à l’informatique, aux fichiers, aux libertés et à la propriété intellectuelle, ainsi que les droits des tiers, et s’engage notamment à faire toute déclaration des traitements auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (C.N.I.L.). »

Dès lors, nous vous mettons en demeure sous 48 heures de retirer ces contenus de votre site internet. En l’absence de réaction de votre part à notre seconde mise en demeure, nous serons contraints de procéder à la suspension de votre site.

Heureusement que l’article 10 indique « les fichiers mp3 ou autre » car les fichiers RadioBlog sont en rbs. Un tel email refroidi … ce qui est d’autant plus triste que RadioBlog est un excellent moyen d’élargir ses références artistiques pour acheter légalement par la suite ou assister à des concerts … dommage que les parties n’aient pas réussi à se mettre d’accord car la croissance de RadioBlog aurait pu générer des revenus pour tous !

La technique dite du « double site » est discriminante / 28 juin 2007

site PixFl, Consultant Accessibilité - Portrait de Franck LetrouvéJ’ai eu récemment à réagir sur le point de contrôle 11.4 du R.G.A.A. qui stipule « En dernier recours, fournir une version alternative accessible » dans les commentaires de la DGME sur le référentiel accessibilité.

Je considère (mais ces propos n’engagent que moi) que la technique dite du « double site » est discriminante. En effet, si je trouve la démarche légitime lorsqu’il s’agit de produire des alternatives pour certains éléments d’un site (flash, applet, …), je réagis vivement contre la possibilité de produire une alternative HTML pour tout un site HTML (même si les contenus sont équivalents et remis à jour en temps réel). C’est une question de principe !

Si un site Web est accessible, il peut être lu sans perte d’informations par toute personne, alors pourquoi aurait-il besoin d’être remplacé, complété, détourné par une autre version ? Lorsque des rampes d’accès ont été mise en place dans un certain nombre de lieux publics pour les personnes à mobilité réduite, les escaliers n’étaient plus d’aucune utilité et tout le monde pouvait emprunter le même chemin d’accès. A mon sens, la pratique du « double version de site » ne fait que conforter la mise en marge des personnes handicapées au sein de la société en confirmant une forme d’exclusion et de stigmatisation (un site pour « les valides » et un site pour « les autres » …).

Que certaines exceptions soient tolérées dans quelques cas de contraintes de production, pourquoi pas, mais il faut vraiment qu’elles soient clairement justifiées ! S ‘il s’agit de pratiquer le « double site » (alors que la version accessible n’en a bien souvent que le nom) « parce que c’est plus facile à mettre en œuvre» (sic !) et que cela arrange une agence ou une DSI, c’est faire abstraction de l’utilisateur final qui est tout de même le point central de notre sujet.

A l’heure où nous nous posons toutes ces questions, de belles réalisations numériques accessibles voient le jour en permanence et nous sommes les premiers à saluer ces initiatives innovantes (un gros effort est notamment fait actuellement sur le sujet dans le service public français). La technique a effectivement un rôle à jouer dans ce débat mais il s’agit avant tout d’un état d’esprit et de la volonté pour tous de marcher sur une seule voie.

Franck Letrouvé est expert en accessibilité numérique. Après dix ans d’expérience, il travaille aujourd’hui en tant que consultant au sein du collectif PixFL. Il est membre du Groupe de Travail AccessiWeb.

3 milliards

Le nombre d’utilisateurs de téléphones portables est de 3 milliards, selon une étude du cabinet The Mobile World, soit la moitié de la population mondiale.

Le nombre d’utilisateurs de téléphones portables est de 3 milliards, selon une étude du cabinet The Mobile World, soit la moitié de la population mondiale.

Le nombre de déchets de ce « doudou » (appelé ainsi dans la mesure où beaucoup d’entre nous gardent les anciens mobiles) doit être considérable. En France, on serait 52 millions à posséder un mobile et 16 millions à en changer chaque année. Espérons que nous n’arriverons jamais à ce chiffre avec l’automobile sous l’ère des carburants fossiles …

source : Les Echos, jeudi 28 juin 2007

Du blogueur d’entreprise au point de bascule / 25 juin 2007

Couverture du livre: Blogueur d'entrepriseJe viens de terminer l’excellent ouvrage de François Nonnenmacher, intitulé « Blogueur d’entreprise », aux éditions d’Organisations. La dynamique des blogs m’intéresse hautement, et sa vision du blogging est d’autant plus captivante qu’elle se place bien au-delà de la technique, pour aborder ses valeurs (ouverture, authenticité, interactivité, spontanéité). Fort de son expérience chez Cap Gemini, on y apprend notamment que François Nonnenmacher a joué un rôle notable dans la refonte du site, en confiant le design à Douglas Bowman, un designer de San Francisco au talent incroyable.

Un blog n’est rien d’autre qu’une conversation, un dialogue sincère et authentique; l’auteur nous fait partager les succès et ratés de certaines sociétés américaines et françaises (avec le célèbre Journal de ma peau de L’Oréal), et classifie les différents types de blogs en fonction de leurs objectifs (blogs de patrons, blogs experts, blogs de salariés, blogs officiel, shift-blogs, blogs projets, blogs événementiels, etc.). Si la blogosphère vous intéresse, cet ouvrage, et celui de Debbie Weil, devraient susciter votre curiosité.

Couverture du livre: Le point de basculeEt, une fois cet ouvrage terminé, je crois que le livre de Malcolm Gladwell, intitulé « Le point de bascule », vous titillera. En effet, François Nonnenmacher nous parle (pages 239 à 244) de ce point de bascule, selon lequel des changements mineurs peuvent avoir des conséquences majeures. Je ne l’ai pas encore lu, mais ce comportement social fait étrangement écho aux thèses mimétiques de René Girard.

Comment un ouvrage, écrit par un inconnu, devient un best-seller ? Pourquoi le bouche-à-oreille est un canal si puissant ? Pourquoi ? Malcolm Gladwell montre que des changements mineurs, minutieusement planifiés et mis en œuvre, peuvent provoquer de véritables épidémies sociales. Décrivant les oiseaux rares, ces individus exceptionnels qui propagent la tendance, et s’attardant au pouvoir insoupçonné d’infimes éléments de contexte, il explique comment se produit la contagion. Rien ne résiste à son analyse : modes vestimentaires, tabagisme, publipostage, idéologie religieuse, société de haute technologie …

Malcolm Gladwell classe ses oiseaux rares ou déclencheurs en trois catégories :

  • les connecteurs, ceux qui, par leur activité sociale, sont au coeur des événements. Les connecteurs ont une grande propension à établir des liens avec et entre les gens, ce qui leur permet de parler à un très grand nombre de personnes. Toutes ne le suivront toutefois pas forcément.
  • les mavens, qui s’imposent comme les dépositaires de l’information, c’est-à-dire la ressource essentielle de notre économie de la connaissance ( »knowledge management« ). François Nonnenmacher l’écrit ainsi :

    « Ils ne se contentent pas d’apprendre, ils veulent communiquer leur savoir à leur entourage. C’est leur motivation à se rendre utiles qui les rend efficaces, et les gens confèrent du poids à leur opinion désintéressée et experte. Un maven est un professeur, mais aussi un éternel étudiant. C’est un courtier en information; il partage et négocie son savoir. Dans une (économie) de bouche-à-oreille, il ne va parler à autant de personnes qu’un connecteur, mais il le fera de manière tellement insistante que toutes finiront par essayer ce qu’il conseille ».

  • les vendeurs, dont la capacité est de de réussir à persuder ceux qui hésitent encore à croire au message.

Dans l’ère du bouche-à-oreille (que Jean-Noël Kapferer a traité dans son livre : Rumeurs, Le plus Vieux Média du Monde), les déclencheurs font partie intégrante des changements sociaux …

Le référencement est mort …, vive la qualité Web ! / 20 juin 2007

Dire que le référencement naturel est mort n’est pas une discussion récente, elle fait débat depuis déjà de nombreux outre-atlantique.

Affirmer que le référencement naturel est mort n’est pas nouveau. Cette idée fait débat depuis déjà de nombreux mois outre-atlantique. Des norias d’articles et de billets abondent.

Le problème inhérent à cette affirmation (qui déclenchera sans doute des cris d’orfraie), c’est qu’il n’existe pas de consensus quant au contour du métier, à sa définition.

Vous trouverez d’innombrables définitions, y compris dans Wikipédia, seulement, tous les avis ne convergeront pas dans le même sens.

Pour certains, parler de SEO-friendly est une ineptie. Je serais tenté d’approuver dans la mesure où les sites qui se comportent bien dans les moteurs de recherche tendent tout simplement vers la qualité Web : le respect des standards (avec l’externalisation des surcouches CSS et JS), la hiérarchisation de la structure informationnelle (et le respect de la récurrence descendante), le respect des doctypes, la cohérence des titres et des métadonnées, le maillage interne pertinent entre les pages, etc.

La qualité Web prend sa source dans différentes sphères de compétences : l’accessibilité et l’utilisabilité.

Alors, si le noyau de votre site Web doit tendre vers la qualité (code léger, propre, accessible dans le sens de l’accès à l’information et non pas dans une logique de labellisation, simple d’utilisation, etc.), tout n’est pas gagné pour autant ! La qualité technique doit aller de pair avec la qualité éditoriale (contenus et services clients), ce qui permet de créer de la spontanéité et des liens optimisés (et là, un travail de RP sera sans doute nécessaire).

Jeu de cartesDu coup, la prochaine génération de référenceurs sera sans doute moins technique mais davantage marketing. Le référencement n’est donc pas mort, mais la profession évoluera peut-être vers un clivage plus prononcé entre des profils techniques, dont le travail sera axé sur le noyau technique, et d’autres profils marketing, qui gèreront la stratégie, le contenu ou les actions externes (affiliation, achat de mots clés, netlinking-advertising, etc.).

Les profils transversaux auront sans doute leur carte à jouer dans le conseil, plus que dans l’opérationnel ?

Pour une seule annonce, il n’est pas rare de constater que le profil recherché peut être aussi bien ingénieur que diplômé d’une école de commerce… Il ne faut pas s’étonner que certains postes restent vacants des mois durant….

Malheureusement, le problème ne s’arrête pas au simple recrutement, et une fois les équipes constituées, beaucoup ont du mal à fonctionner. D’un côté, certains profils surqualifiés se retrouvent à faire du référencement de produits toute la journée; alors que d’un autre, des jeunes diplômés inexpérimentés doivent tenir un rythme infernal et assumer des responsabilités trop lourdes.

Quel commerçant aujourd’hui laisserait 20 % de son réseau de distribution entre les mains d’un stagiaire bac+2 ? C’est pourtant ce que font certains annonceurs en confiant leur site e-commerce à des équipes trop jeunes et immatures, sans les qualifications requises. Il ne suffit pas d’avoir des connaissances en HTML et en flash pour gérer une boutique en ligne.

Le Journal du Net : suite du texte de Claire Pichon …

Profil marketing et Internet : oiseau rare ou périmètre mal défini ?

2 600 €uros / 19 juin 2007

C’est le coût de traitement pour le label argent ou or AccessiWeb en France.

1 900 €uros

C’est le coût de traitement pour le label bronze AccessiWeb en France.

Le Kawa Yaka / 16 juin 2007

Quels sont mes projets personnels ? Je réponds à l’invitation du Potlatch sur le Kawa Yaka, la chaîne de blogs initiée par Aymeric Jacquet.

Le site du Potlatch m’a sollicité sur le Kawa Yaka, cette chaîne de blogs dont le but est de proposer un avant-goût des projets personnels des blogueurs :

Le but est de présenter un avant-gout des projets web perso qu’on réalise souvent entre midi et deux ou tard le soir. Kawa ? Bien qu’on en parle autour de la machine à café, ces projets s’accumulent et prennent souvent la poussière…

Comme pour Le Potlatch, c’est ma première chaîne de blogs, après 6 mois d’activité … et le thème sera, pour moi, assez bref. Après 18 mois d’intense activité, avec la création d’une quinzaine de sites web (en dehors de mon travail à l’agence), d’autres projets plus photographiques m’attirent.

site du thé rouge ArbadeaDu coup, mes cartons personnels sont quelque peu vides, et c’est pas si mal à l’aube de l’été. Je travaille actuellement sur la mise en ligne de nouveaux produits sur le site de vente de thé rouge Arbadea, tout en préparant sa migration prochaine vers une boutique en-ligne (septembre 2007 si tout va bien). Nos visiteurs (je bosse sur ce projet avec Farzad Abedian, que j’ai rencontré lors de ma traversée du désert professionnel) nous sollicitent sur ce sujet : l’actuel PDF n’incite pas à la transformation, alors que les retours clients sur le site et la qualité du rooibos bio sont excellents.

Après, j’aimerais donner une dimension plus personnelle à epokhe, plus citoyenne … ce que je n’ai pas encore eu le temps de gérer, afin de faire dialoguer le blog et l’annuaire, actuellement pauvre en ressources. C’est d’autant plus dommage que j’ai plusieurs centaines de sites web de qualité à faire partager, qui s’entassent dans les fichiers « veille » de ma clé usb.

site de vente en ligne de vins VeryGood.frEt, pour finir, si Patrick Moysan, de VeryGood.fr, une boutique de vente en ligne de vins située à Nantes, me sollicite pour son référencement, je lui filerais un coup de main !

N’étant pas familier des réseaux, à part Viadeo, je suis bien embêter pour faire suivre ce Kawa Yaka … peut-être MarcArea.com, l’un des premiers blogs que j’ai apprécié, avec son tutoriel sur un menu déroulant en CSS, ou encore le très intéressant blog sur l’accessibilité d’Aurélien Levy

Google prend-t-il en compte les attributs ALT et TITLE ? / 14 juin 2007

Toute action de référencement naturel passe par une optimisation du code. Vous travaillez vos balises de titre Hn, vous allégez votre code, en retirant les balises obsolètes, ou mieux, vous repartez sur une nouvelle version ? Et là, vous détaillez vos exigences dans un cahier des charges technique et fonctionnel précis …

L’attribut ALT est-il important ?

L’attribut ALT détaille la légende de l’image, ce qui le rend intéressant à plus d’un titre :

  • le guide AccessiWeb autorise une légende de 60 caractères et de 80 caractères si l’image est un lien
  • la légende participe donc au bon référencement de la page …
  • … dans la mesure où le besogneux Google la prend en compte de son travail d’indexation.

Et l’attribut TITLE dans tout cela ?

Contrairement à l’attribut ALT, l’attribut TITLE n’est pas pris en compte par Google, ce qui ne vous empêche pas de le renseigner correctement.

Considérant cet attribut comme une béquille, il est important de le renseigner dans les 3 cas suivants :

  • sur des liens non explicites, comme l’exemple qui suit : www.arbadea.com. Ce type de lien reste toutefois à éviter. Préférer un lien du type : site du « thé rouge » Arbadea. Nous remarquons, à cet effet, que les attributs ALT et TITLE sont renseignés de manière identique.
  • sur des liens identiques, les fameux « lire la suite », « plus d’infos », que nous retrouvons souvent à deux ou trois reprises sur une page, et qui, hors contexte, ne sont pas explicites.
  • sur les liens avec informations supplémentaires, dans la cas par exemple d’un téléchargement ; le contributeur détaille le format du fichier et son poids en Ko.

Ces attributs représentent des éléments d’optimisation non négligeables, notamment pour une boutique e-commerce, dont le catalogue est particulièrement bien fourni. Votre outil de gestion de contenu vous permet-il de les renseigner ? Et, si oui, votre contributeur est-il formé pour satisfaire à la fois les objectifs d’accessibilité et de référencement ?

Ces attributs sont particulièrement chronophages, mais il faut savoir ce que l’on veut : être visible, être accessible, ou les deux à la fois ?

Le ver est dans le fruit / 12 juin 2007

La crédibilité des blogueurs est sur la sellette avec des agences comme Payperpost. Objectif : payer les blogueurs au profit des marques.

Le monde du marketing n’a de cesse de m’étonner tous les jours. Ses tendances m’intéressent, et ses vices me choquent …

logo PayperpostAprès avoir lu dans le magazine du développement durable Terra Economica qu’une nouvelle chaîne européenne spécialisée sur la santé, Pharma TV, proposait toutes les informations aux patients souffreteux, je tombe sur Perpaypost, la filiale américaine de Mindset.

Alors que Pharma TV est la propriété de Johnson&Johnson, Pfizer, Novartis et Procter & Gamble, ce qui pose de graves problèmes de crédibilité et d’objectivité, Payperpost s’engage à rétribuer les blogueurs pour écrire des billets positifs sur les marques.

Pharma TV souhaite ainsi contourner l’interdiction sur la publicité des médicaments là où Payperpost désire développer, sans avertir les lecteurs, des bienfaits des produits à consommer.

Le génie créatif des hommes du marketing au service de la machine à consommer et à produire va bien au-delà du sordide. Espérons ne pas en sortir blasé …

Vous ne m’en voudrez pas de planter un attribut nofollow au lien vers le site payperpost.com !!! Leur envoyer du trafic est une chose, participer à leur maillage en est une autre … Par contre, pour Terra, je confesse ne pas avoir de problème de conscience à leur tirer des liens. Mais cela, certains hommes du marketing ont sans doute du mal à le comprendre.

C’est un peu, semble-t-il, comme dans le monde de l’édition. Une nana du « sérail » me disait justement ce weekend que les meilleures ventes sont générées par le bouche-à-oreille, qui reste, sur le Web, le premier vecteur de publicité. C’est plus facile de parler de produits qui portent des valeurs et qui font fi du vieux postulat que l’on vous enseigne au premier cours de marketing des écoles de commerce : « La ménagère de moins de 50 ans est une conne ! » (c’était en 1999, alors je me souviens plus du pundit qui en est l’auteur). Les temps changent ?

Bloguer, c’est écrire pour le web / 11 juin 2007

Ecrire pour le web suit des règles précises. Les connaître permet de s’y détacher. Ecrire pour le web, c’est aussi penser à son propre inventaire de mots clés.

Récapitulons les règles de l’écriture pour le web :

  • Des titres de billets succincts, et orientés « mot clés », afin de cibler deux objectifs : les moteurs de recherche et les lecteurs de flux RSS.
  • Logo Google AdWordsCertains blogueurs expérimentés préconisent d’écrire d’abord son billet sans penser « mot clés », pour ensuite le retravailler en fonction des mots clés ciblés. Lorsque Debbie Weil nous conseille de bien penser notre arborescence, cela sous-tend, je pense, l’idée de se créer son propre inventaire de mots clés en fonction des thématiques abordées. Sur le long-terme, votre blog devrait bien se comporter sémantiquement, au service de votre visibilité naturelle. Des outils comme le générateur de mots clés Google AdWords permettent de travailler sereinement sur le long-terme. L’analyse sémantique de la concurrence est également un indicateur intéressant.

  • Ecrire pour le web de manière informelle mais soignée.
  • Donner un ton à votre blog, appuyer un point de vue.
  • Proposer des liens vers l’extérieur, s’ouvrir à votre univers thématique en donnant du crédit à d’autres blogueurs.
  • Utiliser des espaces blancs, aérer vos billets pour favoriser la lecture à l’écran et la scannabilité (utilisation de listes à puce, de l’indentation du texte, de l’emphase gras, de l’italique, de sous-titres et d’images, graphiques et dessins).
  • Avant de publier, il est préférable de se corriger, pour éviter les répétitions et un style trop informel.

Trouver un ton reste l’élément le plus difficile dans la mesure où il est lié à l’expertise et le recul de son auteur vis-à-vis du sujet. J’avoue avoir quelques difficultés à ce sujet, ce qui ne m’empêche de prendre du plaisir à écrire. Pourvu que cela dure !

Ecrire pour le web : les deux freins majeurs / 4 juin 2007

Ecrire pour le web fait face à deux obstacles majeurs: le manque de temps et l’absence d’idées de sujets. Ecrire pour le web ne s’improvise donc pas.

Si vous éprouvez des difficultés à écrire pour le web, à trouver des idées intéressantes de billets, sachez que vous n’êtes pas le seul.

Mécanique d'horlogesLes chiffres que j’ai (étude WordBiz) montrent que près de 80% des marketeurs (j’arrondis un peu pour mieux appréhender la tendance, qui me semble plus importante dans ce cas-là que le chiffre lui-même) estiment que le manque de temps est très problématique pour bloguer. Quand on lit Fred Cavazza, on y apprend notamment qu’il consacre près de 2 heures par jour à alimenter son blog. Et, qu’en est-il de Presse Citron, de la République des Livres de Pierre Assouline, d’Embruns, de Sébastien Billard, du Chauffeur de Buzz, etc. ?

Force est de reconnaître que le temps est un obstacle majeur. La règle numéro 1 selon Debbie Weil, celle qui dit que bloguer, c’est écrire sur un sujet qui vous passionne, cristallise sans doute un excellent moyen d’y consacrer du temps et de trouver du plaisir dans l’écriture.

A côté du manque de temps, 45% des marketeurs (soit près d’un sur deux) ne savent pas quels sujets traiter.

Ecrire pour le web doit donc surmonter deux barrières à l’entrée, et pour ma part, je pense que si la seconde est intrinsèquement lié à l’individu (à défaut d’être créatif, l’imagination prend le relais), la première dépend plus de l’organisation dans laquelle le blogueur évolue. A-t-on le temps d’écrire au travail ? Je serais tenté de répondre dévaforablement à cette question. Qu’en est-il pour vous ?

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page