< Search/Acquisition, Web Analytics/Conversion & Web Social/Relation />

Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

La tyrannie du contenu éditorial / 3 mai 2007

Le contenu est sur toutes les lèvres … sur celles des blogueurs, des référenceurs, des responsables e-marketing, des journalistes … Et, pourtant, il me fait penser à ce mot-valise, la mondialisation, utilisé fin des années 90. On y mettait tout et n’importe quoi.

Le contenu représente aujourd’hui le mantra des agences webmarketing. En effet, il est au coeur des stratégies webmarketing. Si votre site n’est pas destiné à évoluer, à se régénérer, alors vous êtes mort. Google ne vous laissera aucune chance d’apparaître en tête des pages de résultats. Le seul moyen de générer de l’audience est de produire du contenu, et bénéficier ainsi de la longue traîne.

Dans le monde réel, le client est roi. Sur Internet, le contenu lui a volé sa couronne. Le contenu se mesure aujourd’hui à l’aune d’octets, de kilo-octets, de méga-octets. Il s’impose comme le baromètre de fréquentation, celui par lequel vous générez votre audience, pour ensuite la monétiser.

Toutefois, une fois quantifié, la qualité de votre contenu s’impose. Les anglo-saxons appellent ce concept « linkbaiting », ce qui signifie qu’il faut hameçonner l’internaute par du contenu de qualité. Lui procurer une émotion favorisera notamment la création de liens vers votre contenu.

Livre ouvertForce est de constater que le web recèle en son sein le pire comme le meilleur, mais que la tendance vers le « tout contenu » me laisse quelque peu perplexe. On parle d’audience en oubliant d’y regarder de plus près : le nombre de pages vues par visiteur et surtout, la durée moyenne des visites. Les accès directs sont également un excellent indicateur de fidélisation et donc de qualité. Qui ne connaît pas des vieux sites de plusieurs centaines de pages qui génèrent plus de 1 000 visiteurs par jour, lesquels restent toutefois que quelques secondes. La longue traîne joue ici son rôle à plein, contrairement à Google, dont le rôle, selon Jimmy Wales, le fondateur du Wikipédia, est « de prendre une décision : cette page est bonne, cette page n’est pas bonne« .

Le contenu a donc ses limites que les algorithmes actuels des moteurs ne peuvent surmonter.

Je tâcherais dans l’avenir de bannir ce terme pour lui préférer celui d’information … mais là, un autre débat s’ouvre, celui de son évaluation, c’est-à-dire de notre capacité à identifier l’information et à l’évaluer.

Un commentaire

  1. L’information, ça se mesure fort bien depuis Shannon et la théorie mathématique de la communication : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_l%27information. Dans son analyse théorique, l’information c’est ce qui ressort du « bruit » (l’entropie) et constitue donc de l’ordre au milieu du désordre. L’information aide à réduire l’imprévisible et aide à la décision (la météo m’aide à m’habiller, les révélations de la campagne à choisir un candidat à l’élection…).

    Maintenant comme le dit fort bien l’article de Wikipedia, le Web peut amener un nouveau paradigme. On n’est plus dans une situation de rareté, mais d’abondance des « informations » ou des « contenus ». Cette abondance, par contradiction entre les sources, par manque de filtrage ou par manque de temps de l’usager, peut finir par générer un « bruit » qui est le contraire de l’information.

    Alors comment générer une véritable « information » au sein de cette abondance ? En sortant du lot. Et comment sortir du lot ? En proposant des sujets de qualité, plein de réflexion et de travail d’enquête… ou bien en jouant la surenchère du marketing, de la provocation gratuite et de la bêtise. Au public de faire son choix (satané public !).

    Commentaire par Damien Ravé — 3 mai 2007 @ 22:55

Flux RSS des commentaires de cet article.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Twitter epokhe - Arnaud Briand Haut de page