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Google nous rappelle que si l'on veut changer les règles du jeu, on doit construire sa réussite sur le risque de l'expérimentation. (Antoine Riboud)

Webmarketing. Une nouvelle agence webmarketing à Nantes ? / 22 février 2007

Spécialisée dans le référencement et le webmarketing, la société lyonnaise Cybercité (SAS au capital de 60 000 € – 22 salariés, chiffre d’affaires de 1.8 M €uros en 2005) projette de s’implanter à Nantes. Aujourd’hui en pleine expansion, Cybercité (créée en 1999) a ouvert une antenne à Chambéry il y a deux ans et une autre à Paris il y a 9 mois.

Portrait de Jean-François Longy - Cybercité« Notre arrivée à Nantes fait effectivement partie de nos projets à court terme. Il y a 3 ans, nous étions une quinzaine. L’entreprise devrait compter une trentaine de collaborateurs avant la fin de l’année » confirme Jean-François Longy, cofondateur de Cybercité.

Cette volonté s’inscrit sans doute dans la volonté de s’inscrire durablement sur le marché mature du référencement à Nantes. En effet, lors de la conférence du Dévcom Atlantique 2006, force a été de constater que les demandes en matière de référencement naturel sont en pleine expansion. Cela donnera du piment aux agences locales : Génération Internet, Intuiti Webmarketing, Iroko, Synodiance

L’agence se développe. Les besoins sont là. Et, par rapport aux autres agences sur le marché du search marketing, je trouve que l’échelle de rémunération de Cybercité (entre 24 et 28 KE) est légèrement supérieure à la moyenne … Ils ont sans doute raison de vouloir garder leurs perles rares.

Le référencement naturel, la figure de proue du Search Marketing aux Etats-Unis / 15 février 2007

Logo SEMPOLe dernier rapport du SEMPO aux Etats-Unis souligne un chiffre très intéressant : 75% des agences marketing et des chargés de communication (côté annonceurs) mettent en oeuvre des stratégies de référencement naturel. Sur un marché estimé à 9,4 milliards de dollars en 2006 aux Etats-Unis, les dépenses en Search Marketing se ventilent comme suit : 12% pour l’audience naturelle (1,1 milliard) et 86% pour l’audience rémunérée (8 milliards). Le solde des 2% concerne les soumissions payantes dans les moteurs et les annuaires (exemples : Business.com).

Les 587 personnes enquêtées affirment investir dans le Search Marketing afin de développer leurs ventes et d’accroître la notoriété de leur marque (brand awareness).

Parmi les trois grandes régies (Google, Yahoo !, MSN), il semble que ce soit ce dernier qui tire son épingle du jeu. MSN AdCenter s’affirme mais c’est toujours Google AdWords qui règne en maître, puisque 96% des hommes du marketing l’utilisent …

SEMPO – Search Engine Marketing

Et si le PageRank Google était in fine son talon d’Achille ? / 1 février 2007

Est-il imaginable que la technologie phare de Google, celle qui l’a fait connaître, et qui a participé à son rayonnement, le PageRank, puisse le mettre à genoux ?

Depuis près de 8 ans, Google règne sur le monde du search. Aucun autre moteur n’est actuellement en mesure de détrôner l’hégémonie du géant américain. Les concurrents (Live, Yahoo !, Exalead, Ask …) se contentent des miettes, celles qui représentent le solde des 47% de la recherche en ligne aux Etats-Unis, et 70 % en Europe. En France, sa part de marché atteint les 87% (chiffres de la fin de l’année 2006).

Seulement, est-il imaginable que la technologie phare de Google, celle qui l’a fait connaître, et qui a participé à son rayonnement, le PageRank, puisse le mettre à genoux ?

Vous me direz ! Que neni !

Seulement, depuis déjà quelques temps, certains sites Internet de renom achètent des liens sur des sites de contenu. La pratique est courante aux Etats-Unis. Pour certains d’entre eux, la structure du lien importe peu. Seul le PageRank du site est pris en compte pour déterminer la valeur du lien.

Que ce soit les comparateurs de prix, les portails high-tech et les sites de sports, la valeur d’un lien varie entre 15 €uros et 120 €uros par mois, sachant que le PageRank détermine principalement l’échelle de rémunération. Avec de tels niveaux de rémunération, le marché qui s’ouvre est énorme.

A ce stade, vous me direz, mais où veut-il en venir ?

Google classe les sites web en tenant compte, d’après les différentes sources, de près de 100 critères, liés notamment à leur structure et à leur maillage.

Le maillage rémunéré créé donc fictivement de la spontanéité

Or, si la communauté suit la démarche du netlinking payant, alors Google perdra le contrôle de son algorithme de classement. En effet, comment peut-il apprécier l’existence d’une relation commerciale entre deux sites Internet si la collaboration se fonde sur l’achat et la vente de liens en dur ? La réciprocité est caduque, ce qui signifie, aux yeux des moteurs, que le lien est spontané. Le maillage rémunéré créé donc fictivement de la spontanéité.

Le maillage rémunéré, associé à des objectifs de long-terme, trouble l’algorithme de Google.

Le maillage rémunéré, associé à des objectifs de long-terme, trouble l’algorithme de Google. Il l’induit en erreur. Nous savons également (toujours des suppositions) que Live Search bannit les sites qui échangent des liens entre eux en dehors de leur thématique respective. Seulement, nous parlons toujours et encore d’échange de liens. Est-il possible de contrôler les échanges fondés sur des contreparties financières ?

En effet, je ne crois ni aux échanges systématiques ni aux relations triangulaires.

L’objet de cette réflexion n’est pas de déterminer la valeur d’un lien, qui dépend de la notoriété de la page, de l’encapsulation de l’ancre, etc., mais de pointer du doigt une des failles de l’algorithme de Google. En matière de référencement naturel, il faut toujours garder à l’esprit que Google sera toujours plus intelligent et plus fort que la communauté des professionnels du search. Mais force est de constater que le maillage rémunéré, considéré comme une technique de spam par Google (cf. Matt Cutts et son blog), est un moyen efficace de développer sa notoriété et ainsi accroître sa visibilité. A chacun ensuite de bâtir ses propres critères d’éthique, sachant que l’expérience des utilisateurs arbitrera la qualité de votre contenu. Il est bien entendu qu’un marché tel que le maillage rémunéré est susceptible d’échapper à Google, c’est pourquoi l’ogre se fâche en mettant au banc des accusés ceux qui le pratique.

Article SEOMoz sur les liens indétectables [lien externe en anglais]Et, pourtant, Google a admis récemment (cf. son blog) qu’il lui était impossible de détecter certains liens (« undetectable spam » comme il dit). Un fil de discussion sur le Site de l’agence SEOmoz y fait référence. Du coup, les détenteurs de blogs ont devant eux un champ d’action d’autant plus important que des liens embarqués naturels (au sein d’un corps de contenu) seront peu ou prou détectables. La guerre des blogs ne fait-elle donc que commencer … ?

Est-ce que Google, si omniscient, menaçait pour inspirer la crainte ? De toute évidence, le maillage rémunéré est un problème dans un système où le lien est la killer application du référencement. L’avenir nous dira probablement si cette crainte signifie in fine que Google est au bout de son système …

Bill Gross, d’Idealab, l’inventeur d’Overture et des liens sponsorisés, du moteur GoTo et du logiciel Picasa, n’était-il pas déjà persuadé, en 1998, à l’époque où les moteurs ne fonctionnait plus en raison de l’envahissement du spam, que toute approche algorithmique serait tôt ou tard balayée par les spammeurs (les chapeaux noirs ou « black-hat seo ») ?

La généralisation du maillage rémunéré est loin d’être mature en France. Cependant, cette fois, elle ne concernera sans doute pas que les chapeaux noirs. Les chapeaux blancs (« white-hat seo ») rentreront sans doute dans le jeu … Google fera-t-il face à une quadrature du cercle ?

Pour aller voir ailleurs sur ce vaste sujet :
Google – Digital Millennium Copyright Act
Search Engine Journal – V7N Contextual Links : Link Buying Service for SEO & Bloggers
Make Money Blogging avec Blogitive

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