12 astuces pour le référencement dans Google Images

11 mai 2008

Alors que 95% de l’attention des référenceurs professionnels est captée par la recherche “normale”, les manoeuvres actuelles des moteurs au sujet des images vont sans doute faire bouger les choses.

Avec l’avènement de la recherche universelle, la recherche d’images s’insèrent désormais dans le travail du référenceur professionnel. J’imagine que certains d’entre nous y portent déjà un fort intérêt, seulement, un récent brevet déposé par Google (la méthode “VisualRank”) replace le sujet au coeur du débat.

Ci-dessous 12 astuces pour référencer des images dans Google Images :

  • la légende pertinente de l’image, la fameux attribut ALT (l’accessibilité prévaut, selon moi, sur le “keyword stuffing”)
  • utiliser le mot “photo” dans la légende ALT (ce qui me laisse perplexe, puisque le ALT est déjà intèprêter pour sa fonction)
  • le nom de l’image
  • le texte qui entoure l’image (Bill Slawski, de SEO by the SEA l’évoque en ces termes : “text that is only a certain distance away from the pictures”)
  • le titre de la page
  • le format de l’image, avec une préférence pour le jpeg (j’y crois peu !, le gif est également facile à indexer)
  • un poids de l’image raisonnable (ce qui est compréhensible étant donné que le temps de chargement d’une page fait partie des critères d’indexation de Google)
  • la fraîcheur de l’image (d’après certains, il faudrait recharger régulièrement les images sur le serveur)
  • ranger vos images dans un répertoire dédié à une thématique spécifique
  • permettre la recherche avancée des images depuis le Google Webmaster Tool
  • un nombre limité d’images par page (comme la densité, bien qu’aujourd’hui obsolète, il faut éviter les abus)
  • republier vos images sur des sites sociaux (Flickr, Webshots, PBase, Fotki). Flickr aiderait le référencement sur Yahoo !

Pour ce qui est du référencement social, la qualité des images est essentielle. Une image (photographie, illustration) permet de mettre en valeur un contenu, d’aérer et de faciliter la lisibilité d’une page Web. Je crois beaucoup à la fonction de “metteur en texte”, signée Joël Ronez, dans son livre “L’écrit Web”, laquelle vise à ne plus considérer le contenu comme un élément subalterne de mise en page. Les moteurs représentent, certes, une cible de choix. Seulement, sont-ils plus importants que vos utilisateurs ?

Pour aller plus loin : How Do Images Get Ranked in Image ? sur SEO by the SEA.

Vive le réchauffement climatique

7 mai 2008

Avec l’arrivée des beaux jours, je vous présente une petite vidéo, qui, je l’avoue, m’a bien fait sourire. Avec la musique s’il vous plaît, c’est tellement bon !

vidéo sur le réchauffement climatique

Voir la vidéo sur le réchauffement climatique.

Pardon à l’équipe du magazine sur le développement durable Terra Economica pour cette boutade :-) !

Le référenceur se mue en rédacteur Web

6 mai 2008

Les métiers de référenceur et de rédacteur doivent se parler et s’apprivoiser … Certes, Google n’est pas votre premier lecteur, seulement il influence notablement l’orientation des contenus éditoriaux. Alors que le référencement devient social, que l’objectif n’est pas de positionner un site Web, mais de fidéliser son audience, certaines agences communiquement déjà sur la mue de leur coeur de métier.

logo de l'agence SynodianceC’est le cas de l’agence Synodiance, à Nantes, qui a décidé de mettre en place un pôle dédié au contenu. “L’idée est de proposer à nos clients des contenus récepteurs ou générateurs de trafic : réseaux sociaux de marque, widgets, mini-sites… », présente Christophe Rozuel.

logo de l'agence ApositionA Paris, l’agence de reférencement Aposition cherche également un chargé de référencement avec les spécialités suivantes :

  • Rédacteur web
  • Netmarketer / analyste SEM
  • Buzz marketer / chargé de partenariats
  • Intégrateur web / spécialiste code valide - accessible
  • Spécialiste mesure d’audience / web analytics

L’année 2008 semble être l’année de la mue du métier de référenceur. Déjà qu’il n’est pas facile de trouver des profils techniques et marketing, si, en plus, le mouton à cinq pattes et deux ailes doit posséder des qualités rédactionnelles, alors les agences vont devoir se battre.

Un pôle “formation au référencement”

Avec la difficulté de mise en place d’une stratégie de linking, la formation est sans doute une brèche intéressante pour les agences webmarketing. Synodiance crée donc également un pôle formation et un pôle outsourcing.

Je trouve ces initiatives intéressantes, avec des chiffres qui donnent le tournis : l’agence Synodiance annonce un chiffre d’affaires 2007 de 3,7 M€ avec un résultat net de l’ordre de 10 %.

Les équipes de SEO vont se fragmenter avec des profils très spécialisés : des équipes techniques, des rédacteurs ou link baiters, des link builders, et tout le monde devra être capable de se parler, en pensant au client. Le “in-house” SEO (l’internalisation du référencement, ou la mise en place de collectifs SEO spécialisés, à l’image des journalistes-pigistes) a-t-il de beaux jours devant lui ?

Source : Com & Médias. Je n’ai aucun lien avec les agences Synodiance et Aposition, qui sont des concurrents de l’agence de search marketing qui m’emploie, Intuiti.

Deux niveaux de titre pour l’obtention d’un label

4 mai 2008

L’accessibilité numérique, tout comme le référencement, ont des points communs. Parmi ceux-ci, je pense qu’ils sont au premier chef des méthodologies qui, elles-mêmes, sont ponctuées d’une kyrielle de détails.

Parmi ces détails, le nombre de niveaux de titre a son importance pour obtenir un label AccessiWeb, qu’il soit de Bronze, d’Argent ou d’Or. Je ne parle pas ici d’accessibilité numérique, mais de labellisation.

En effet, un site labellisé est accessible alors qu’un site accessible n’est pas forcément labellisable.

h1, h2Si, dans le cadre de votre projet, vous souhaitez (ou votre client) un label, en vous basant sur les points de contrôle AccessiWeb, alors je vous invite à proposer pour chaque page Web auditée deux niveaux de titre Hn (le titre de niveau 1 H1 et le titre de niveau 2 H2).

Quand on pense aux différentes écoles sur le H1 …

  • dans la têtière, donc identique sur toutes les pages,
  • ou dans le contenu informationnel, soit différencié page par page
  • … ce double niveau de titre prend un sens nouveau.

Un H1 dans une têtière offre obligatoirement la présence d’un H2, ce qui n’est pas forcément vrai dans le second cas si la page Web offre un faible contenu éditorial.

Personnellement, en dehors de la page d’accueil, que je travaille un peu différemment en termes de structuration de l’information, j’estime que le titre de niveau 1 H1 se place dans le corps informationnel. Je prends donc l’habitude de garder à l’esprit la nécessité d’un double niveau de titre, même si le contenu éditorial est pauvre. En effet, rien n’empêche de l’enrichir.

Get out and play de Nokia

27 avril 2008

Site de la dernière campagne de Nokia

Site de la dernière campagne de Nokia Get out and Play.

Ma vision du référencement en un schéma

20 avril 2008

Le référencement naturel est un métier de spécialistes, qui migre de plus en plus vers un concept plus global de “visibilité”, associant le texte, les vidéos, les images et les réseaux sociaux.

De plus en plus, je lis que le référenceur et le rédacteur Web doivent se parler, apprendre à se connaître, et donc s’apprivoiser mutuellement. Cependant, je me posais une question : Où se trouve le client ?

Le client, dans un métier qui n’est autre qu’un processus continu, est au coeur de l’action. Il doit comprendre les enjeux et participer aux actions, le client représente un interlocuteur essentiel pour détecter des opportunités de partenariats. Le référencement est donc un processus continu et partagé, au même titre que l’accessibilité numérique.

J’ose présenter ma vision du référencement. J’en profite pour remercier David Marbac (un consultant en référencement qui rôde sur Nantes), qui m’a fait pensé au concept de longue traîne, influençant ainsi fortement la seconde mouture de ce schéma.

Ce schéma illustre que l’acquisition de liens devient de plus en plus difficile avec le temps, les annuaires ne représentant qu’un maillage d’amorçage et de positionnement. Le client intervient entre le rédacteur Web et le référenceur pour les aider à comprendre son métier, son positionnement et détecter des opportunités de partenariats.

Les courbes n’ont pas la même inclinaison dans la mesure où j’estime qu’il est plus difficile d’acquérir des liens par l’écriture que par les annuaires et les partenariats (notamment, dans des secteurs comme l’e-commerce et l’industrie).

Pourquoi un référencement échoue ?

16 avril 2008

Dans le référencement naturel, les projets sont divers : soit vous intervenez à la création du site, soit en cours de développement, soit une fois que le site est lancé et marketé. Les scénarii sont donc variés, ainsi que les problématiques.

site de l'hôtel de luxe à La Baule La BrestescheIl y a quelques semaines, j’ai eu l’opportunité d’assister à une réunion entre un client (qui n’était pas le mien) et son référenceur (qui ne l’est plus aujourd’hui). Je ne citerai pas son nom, je dirais seulement qu’il s’agit d’un poids lourd du référencement en France.

La problématique était simple : le site Web de l’hôtel de charme en Bretagne La Bretesche peinait à se positionner sur Google sur le champ lexical déterminé par les parties, y compris sa marque. Le prestataire affirmait qu’il y avait une “réaction anormale de Google.

Une réaction anormale de Google

Ils ont donc développé, lors de leur présentation PowerPoint, les actions qu’ils avaient réalisées pour le référencement de cet hôtel de luxe :

  1. Mise en place d’un fichier Sitemap
  2. Optimisation des titres et métadonnées
  3. Création de contenus éditoriaux (5 pages en français et 5 pages en anglais)
  4. Création de liens non explicites
  5. Création d’articles

A ce stade, tout me paraissait correct, vu de ma fenêtre (je ne connaissais pas dans le détail le site Web et son historique).

Ils ont donc résumé leur travail sur une diapositive :

  1. Travail sur la structure : fichier Sitemap
  2. Travail sur le contenu : création d’éditoriaux
  3. Travail sur la notoriété : création de liens dans des articles

Là où les choses deviennent intéressantes, parce que la méthodologie (technique + éditorial + notoriété) me paraissait et me parait toujours excellente, c’est la conclusion de leur présentation ainsi que leur préconisation. Le prestataire affirma effectivement qu’une réorientation stratégique était primordiale, en s’appuyant :

  1. sur un nouveau nom de domaine et un nouvel hébergement
  2. sur la mise en place de nouveaux contenus pour que Google identifie le site comme “nouveau”
  3. sur le développement d’un maillage propre et efficace
  4. et enfin, sur la mise en place d’une campagne de liens sponsorisés, afin “de patienter”

Ce qui m’a surpris, une fois le capot du moteur ouvert, c’est de constater l’existant du site Web de l’hôtel de luxe La Bresteche :

  • des URLs avec souvent plus de 4 tirets demi-cadratins sur le modèle “mot-clé-domaine-de-la-bretesche.php”
  • une absence de structuration de l’information (balises de titre hn), et non un simple fichier Sitemap qui n’a rien à voir avec le sens que l’on peut donner au terme “structuration”
  • les 10 pages créées étaient situées hors de l’arborescence (le site n’est donc pas forcément bien rangé pour Google, qui déteste ce genre de pratique)
  • la présence de 2 articles sur l’hôtel de luxe dont les URLs sont très complexes
  • la création d’environ 10 liens référents non explicites, ce qui revient à “”pisser dans un violon”

Chacun appréciera la qualité de la prestation. De mon côté, j’avoue avoir été effrayé par si peu d’implication et d’empathie. Jamais il ne me viendrait à l’esprit d’affirmer que “la notoriété doit être supérieure à la concurrence pour mieux se positionner”, et de rejeter la faute sur une réaction anormale de Google.

Le référencement naturel reste un métier artisanal

Ce que m’inspire ce cas, et en relation avec un précédent article du Journal du Net, au sein duquel il est dit que “Netbooster (qui n’est pas le prestataire du cas Bretesche) compte de bien trop nombreux clients par chef de projet, ce qui gêne sa réactivité”, c’est que le référencement reste en 2008 un métier artisanal et de plus en plus associé aux enjeux de l’accessibilité numérique, et que vous devez être prudent avant de confier votre bébé (Mandater un consultant en référencement : les 10 questions à poser ?).

L’accessibilité et le référencement sont des processus continus et partagés.

Ce qui n’est pas facile, c’est de faire comprendre aux clients que la patience est une vertu (cf. un article de Ramenos). Osez exiger des résultats, par contre, ne soyez pas surpris que le mot clé vous soit facturé plusieurs centaines d’euros !

Que ce soit en référencement ou en accessibilité numérique, je terminerais en paraphrasant Matthieu Faure, qui affirma, lors de son intervention à l’INOP de Nantes, que l’accessibilité est un processus continu et partagé”, tout comme le référencement naturel. Et, que si votre référencement ne fonctionne pas, ce n’est pas toujours de la faute de votre prestataire, quoique !!!

Je remercie le responsable du site Web de l’hôtel de luxe La Bretesche, situé près de La Baule de m’avoir permis de proposer aux lecteurs d’epokhe ce cas de référencement.

Une démarche d’accessibilité chez Natixis … et un label AccessiWeb

13 avril 2008

Alors que la banque Natixis vient d’obtenir le label AccessiWeb Bronze, Anne-Laure Maupoux, de la Direction de la Communication et des Relations investisseurs, a accepté de répondre à mes questions.

Pourquoi avez-vous engagé votre structure dans cette démarche d’accessibilité ?

Chez Natixis, l’accessibilité s’inscrit dans la politique de développement durable. Il s’agissait de mettre le Web à la disposition du plus grand nombre. En conséquence, Natixis a fait le choix d’offrir à ses internautes un Portail Corporate répondant aux normes d’accessibilité de niveau bronze Accessiweb dans un premier temps.

capture d'écran du site Web NatixisCombien d’intervenants ont-été sollicités ? Aviez-vous un chef d’orchestre ?

La mise en œuvre des normes d’accessibilité faisait partie intégrante du projet global de refonte du portail Internet de Natixis. Cette refonte a été réalisée à la fois avec les équipes internes de la direction des systèmes d’information, la MOA e-Communication et le prestataire retenu Micropole Univers. Au total, une dizaine de personnes a travaillé sur ce projet, dont 5 ont été particulièrement concernés par les questions liées à l’accessibilité du site. La responsabilité et l’animation étaient tenues par l’e-Communication de Natixis.

Combien de temps a pris la démarche depuis la décision de se lancer et le lancement du site ?

Entre la date de mise en ligne du Portail en septembre 2007 et sa labellisation en mars 2008, les travaux liés à l’accessibilité ont débuté en novembre 2007. Le contrat avec Accessiweb a été signé fin décembre 2007 et le premier audit s’est tenu en février. En conclusion, l’implication de l’ensemble des équipes a permis de mener à bien la mise aux normes d’accessibilité en 4 mois.

Avez-vous monté en interne des groupes de travail ? Si oui, lesquels ?

Deux groupes de travail ont été montés en interne : un groupe technique et un groupe fonctionnel lié aux contraintes de contribution décentralisée par les métiers qui impliquaient une formation des contributeurs. Par ailleurs, il a été nécessaire de mettre en place une étape de workflow supplémentaire de validation à l’e-Communication des contenus contribués afin de vérifier que les contenus soient conformes. En outre, nous avons fait appel à un collaborateur non-voyant pendant la phase de recette afin d’avoir son retour sur le respect des normes.

L’accessibilité a-t-elle fédéré de l’enthousiasme ? de l’appréhension (parce que considerée comme une contrainte) ? Etait-elle synonyme de coût au départ ?

Après une première phase d’appréhension par l’ensemble de l’équipe liée à la découverte d’un nouveau mode de développement et de contribution et à un sujet totalement inconnu en interne, l’implication de tous a été forte. Un véritable challenge moteur et enthousiasmant s’est mis en place au sein de l’équipe animée par un chantier qui sortait des schémas habituels.

Qu’en retirez-vous ? Avez-vous déjà des retours positifs (partenaires, clients, collaborateurs) ?

Un projet plus lourd que prévu mais qui permet l’adhésion et la fédération à la fois en interne et avec notre partenaire. Suite à l’annonce dans la presse et à la communication interne faites sur l’obtention du Label Bronze, de nombreux messages de félicitations des collaborateurs, de responsables Internet de grandes entreprises ont été reçues.

Site Web du portail corporate la banque Natixis

Site Web de Micropole Univers

Je remercie Madame Maupoux d’avoir accepté de répondre à mes questions.

Une interface CSS extensible

10 avril 2008

Passionné par le Web, et sa simplicité, je vous propose de découvrir (à moins que nous ne connaissiez déjà) une interface CSS extensible.

Une interface CSS extensibleDécouvert sur Cameronmoll, je vous livre deux liens, le premier vers la démo, le second vers la source. Lorsque vous arrivez sur la démo, cliquez sur le bouton “Your Toolbox” et appréciez la fluidité de l’interface.

Source : Cameronmoll

Prévisions de l’évolution des dépenses de publicité en ligne

18 février 2008

Prévisions de l'évolution des dépenses de publicité en ligneAux Etats-Unis, les dépenses des annonceurs sur le Web devraient atteindre 27,6 milliards de dollars en 2008. Jupiter Research prévoir un quasi-doublement de la publicité en ligne en Europe entre 2007 et 2012, de 7,7 milliards d’euros à 13,9 milliards d’euros.

La part de marché de l’Internet par rapport aux autres médias ne cesse de progresser. Selon l’agence ZenithOptimedia, la part du Web dans les investissements publicitaires mondiaux dépassera 9% en 2008 et atteindra 11,5% en 2010. Dans certains pays comme la Grande-Bretagne, la Norvège ou la Suède, le Web a déjà franchi le cap des 15% des investissements publicitaires.

Dans les années à venir, le Web devrait prendre la 3ème place derrière la télévision et la presse.

Dépenses publicitaires mondiales par média en 2008

Source : Le Monde en date du Dimanche 17 février 2008.